lundi 29 novembre 2010

La responsabilité des parents dans la réussite de leur enfant

"La déclaration du Premier ministre, si maladroite soit-elle on en conviendra tous, a au moins le mérite de lever le voile sur un des tabous en éducation : la responsabilité des parents dans la réussite de leur enfant. Au-delà du mauvais calcul politique qu’a fait Monsieur Charest en s’attaquant sans trop du nuance à une part importante de son électorat, une question mérite d’être soulevée: jusqu’où va la responsabilité du système scolaire dans la réussite, ou plutôt la non-réussite de certains jeunes en difficulté et, réciproquement, jusqu’où va celle des parents? Reconnaissons d’entrée de jeu que la responsabilité de l’école est quasi-illimitée. Elle doit prendre tous les moyens, ou du moins chercher constamment à prendre tous les moyens pour assurer la réussite des jeunes de qui elle est justement responsable. Dans cet esprit, il ne conviendrait pas de dire, par exemple: «après avoir tout tenté, nous ne pouvons rien faire de plus». Cela ne doit cependant pas nous faire tomber dans l’autre excès, celui de dispenser le parent de la responsabilité prépondérante qu’il occupe à l’endroit de l’éducation de son enfant. Dans le quotidien, nous observons beaucoup de parents qui se sont désengagés de cette responsabilité tout ayant des attentes démesurées à l’endroit de l’école. Refusant parfois de reconnaître les difficultés d’adaptation de leur progéniture ou idéalisant aveuglément son potentiel, certains d’entre eux critiquent constamment les façons de faire de l’école, attribuent la responsabilité d’un échec à l’enseignant ou remettent sans cesse en question le code de vie de l’établissement. Mais en ces temps où les droits de chacun ont bonne presse, il n’est pas bienvenu de remettre en cause la responsabilité individuelle…" Commentaire anonyme sur Gestion et gouvernance scolaires. Source de la photo.

3 commentaires:

Brigitte Michaud a dit…

La réussite, c'est l'affaire de toute une société!

Abandon scolaire! Échec! Décrochage! Ces mots ne sont pas nouveaux. Le décrochage scolaire a toujours existé et existera toujours car peut-on rejoindre tout le monde de façon générale. Je ne le crois pas. Toutefois, on ne doit pas cesser de chercher les causes.

Les causes ne sont pas les mêmes qu'autrefois. Autrefois, il y avait moins de matières mais le contenu était très théorique et les jeunes n'avaient pas grand chose à dire sur leur éducation. L’intérêt ou la motivation n’était pas nécessairement les causes principales. C’était surtout le besoin de travailler, à une certaine époque, qui a fait en sorte que le taux de diplômation était très faible. Le maître avait le savoir absolu. Rien ne se négociait à l'école! Tu prenais et c'est tout!

Aujourd'hui, les jeunes ont plus de connaissances, de vécu aussi. Internet ouvre grandes les portes au savoir et aux connaissances générales. Par contre, que font-ils avec ce savoir? Il faut leur apprendre à apprendre. Comme enseignants-enseignantes, dirigeants d’établissement, nous avons le devoir de les aider mais nous ne pouvons le faire seul. Les parents ont laissé un peu trop de latitude aux jeunes en se déchargeant souvent de leurs responsabilités parentales.

Je suis moi-même un parent et je travaille dans le milieu de l'éducation. Je me sens souvent dépassée par mes enfants. Tout va trop vite. On les amène à vieillir trop vite. J’ai hâte de voir le jour où les parents et les enseignants travailleront en étroite collaboration dans le but de venir en aide à ces jeunes. Lorsque le parent collabore avec l’enseignant-l'enseignante on voit très souvent de petits miracles se produire.
Ensemble, on peut contruire un meilleur avenir pour nos jeunes!

Anonyme a dit…

La responsabilité des parents dans la réussite de leur enfant…
J’ai choisi cet article car il me rejoint à différents niveaux de ma vie. Comme parent, comme enseignante et depuis quelque temps comme cadre.
Si je me positionne envers les propos de M. Charest, je suis d’accord avec le fait que les parents ont une grande responsabilité auprès de leur enfant au niveau de l’éducation, mais pas de là à dire que cette responsabilité leur reviens complètement. Chacun à sa façon de s’impliquer, un peu comme les élèves, les enseignants et le reste du personnel.
C’est vrai que certains parents ne sont pas présents aux rencontres de bulletin, aux rencontres d’information, au moment des devoirs… Qu’ils sont les premiers à se plaindre du système, de l’école, du prof et des autres élèves. Par contre, la majorité fait son possible!
C’est aussi vrai que l’école ne peut faire tout le travail à la place des parents. Qu’on se sent limiter et démunis face à certaines situations si on n’a pas la collaboration des parents. Mais dans la majorité des cas, l’école aussi fait son possible!
J’ai toujours eu tendance à faire confiance à la bonne vieille base familiale. Quand la base est solide, le reste va suivre, avec ses hauts et ses bas!
Et le jeune dans tout cela?
Principal acteur de sa réussite, ce dernier cheminera à son rythme s’il se sent bien entouré. Idéalement au niveau familial, sinon il faudra pallier du mieux possible au niveau scolaire, de façon à lui donner toute les chances de réussir.
En résumé, on parle avant tout de la responsabilité de tous les acteurs du milieu de l’éducation! Et pour ce faire, tous doivent privilégier certaines attitudes pour assurer la réussite en général : collaboration, communication, respect, écoute et confiance.
Patricia Côté

anonyme22 a dit…

Il est vrai que les parents ont une grande part de responsabilité vis-à-vis la réussite scolaire de leurs enfants et une majeure partie d’entre eux font d’ailleurs déjà tout ce qu’ils ont en leur pouvoir pour favoriser cette réussite. Cependant, les parents ne peuvent pas prendre tout le blâme sur leurs épaules. L’école a aussi son rôle à jouer dans l’éducation des jeunes puisque c’est le fondement même de sa mission. Encore faut-il qu’elle dispose des ressources adéquates pour le faire. Dans le milieu scolaire, nous entendons davantage parler de budgets insuffisants plutôt que des véritables besoins des élèves. N’est-ce pas là, la responsabilité de nos dirigeants de s’assurer que les commissions scolaires et les écoles puissent disposer des argents et des ressources nécessaires pour offrir un enseignement de qualité et ainsi favoriser une plus grande motivation menant à un plus grand taux de diplômation. On ne peut nier le fait que certains parents ne sont pas très présents et impliqués dans la vie scolaire de leur progéniture. Cependant, avant de leur lancer des roches, ne vaudrait-il pas mieux se poser des questions? Ces parents ont-ils gardé de mauvais souvenirs de leur propre expérience scolaire ou encore sont-ils seulement dépassés par les nouveaux programmes, la nouvelle grammaire ou la réforme? Ont-ils besoin d’être soutenus et outillés pour aider davantage leurs enfants? Je crois que oui. Le milieu de l’éducation et les politiciens doivent être plus à l’écoute, plus flexibles et prendre des mesures pour aider ces parents à aider leurs enfants. Finalement, l’éducation doit retrouver ses lettres de noblesse et être valorisée davantage par tous, par la société québécoise en général. Ce n’est pas en usant de reproches envers les parents que l’on réussira à les impliquer davantage. Cela prend tout un village pour élever un enfant, Monsieur Charest. L’aviez-vous oublié?