samedi 24 septembre 2011

L'éducation et les garderies au coeur du prochain congrès du PLQ

"À un mois du congrès du Parti libéral du Québec (PLQ), un survol des 76 résolutions qui seront débattues montre que le dégel des tarifs dans les garderies et des compressions massives dans les commissions scolaires seront au coeur des préoccupations des libéraux. Un groupe de réflexion du PLQ propose de faire passer 7$ à 10$ le tarif quotidien des places en garderies, et de l'indexer par la suite. Le député Simon-Pierre Diamond explique cette orientation par l'explosion des coûts du réseau de garderies. « La part des parents n'a pas augmenté, mais celle du gouvernement a augmenté. À terme, il y aurait eu un rattrapage à faire », a-t-il affirmé. Loin de parler d'abolition, l'ancien député adéquiste suggère aussi des coupes de 300 millions de dollars sur trois ans dans les commissions scolaires. Ces fonds seraient redirigés vers les écoles, et ce, en fonction de leur performance, qui serait établie en évaluant les élèves. «Si l'on constate une lacune dans ces évaluations des élèves», dit M. Diamond, «il y aura des budgets supplémentaires alloués et, parallèlement, il y aura un système de récompense pour ceux qui auront eu la meilleure amélioration»." Suite de la nouvelle de Radio-Canada.

1 commentaire:

Johanne Hébert a dit…

Cet article souligne plusieurs changements en ce qui concerne nos choix de société.

Premièrement, les frais chargés aux parents d’élèves qui fréquentent les garderies sont minimes (7.00 $ / journée). En plus de ne pas tenir compte des revenus annuels des familles, ils ne sont pas indexés. Le député Simon-Pierre Diamond explique que « La part des parents n'a pas augmenté, mais celle du gouvernement a augmenté. À terme, il y aurait eu un rattrapage à faire. » Pourquoi ceci n’a pas été anticipé ? Le problème, c’est que le gouvernement s’occupe davantage de la problématique des garderies que de l’éducation. Est-ce le reflet d’une société qui cherche son équilibre entre le travail et la famille ?

Deuxièmement, les coupures de 300 millions de dollars sur trois ans dans les commissions scolaires ont déjà débuté et les services complémentaires se font de plus en plus rares. Pourtant, le gouvernement fédéral faisait de l’éducation une de ses priorités lors des dernières élections. Une chance ! Alors, j’ai bien de la difficulté à croire que ces montants seront redirigés vers certaines écoles en fonction de leur performance. Qu’arrivera-t-il aux écoles qui font partie d’un quartier défavorisé ?

Troisièmement, je suis désillusionnée en ce qui concerne l’enquête sur l’industrie de la construction. Nous savons tous que cela ne va pas, mais personne au gouvernement n’agit pour enrayer ce fléau. Alors que toute la population réclame une commission d’enquête, le Parti libéral du Québec soutient son chef et évince ce sujet de son prochain congrès.

Finalement, il est préférable d’agir au lieu de parler pour ne rien dire de constructif.