dimanche 25 septembre 2011

Legault : l’appui d'une majorité des enseignants ?

"Le chef de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), François Legault, soutient avoir l’appui d’une forte majorité des enseignants dans son projet d’augmenter leurs salaires en moyenne de 20 %, d’évaluer leurs performances et de congédier les «incompétents». «Je m’attends à ce qu’il y ait 90 à 95% des enseignants qui sont compétents, qui acceptent le pacte qu’on leur propose. J’ai confiance que notre proposition sera acceptée par une grande majorité et j’ai rencontré plusieurs enseignants», a soutenu le chef de la CAQ. M. Legault mène présentement une tournée à travers le Québec afin de présenter ce qui ressemble aux priorités d’un futur parti politique. Même les syndicats des enseignants ne sont pas aussi en désaccord qu’ils le prétendent, a-t-il ajouté. «La CSQ [Centrale des Syndicats du Québec] et [son chef] Réjean Parent sont beaucoup plus réceptifs en privé qu’en public, parce que c’est le gros bon sens», a plaidé M. Legault, qui fut ministre de l’Éducation pendant trois ans au sein du gouvernement de Lucien Bouchard." Suite de l'article de Régys Caron du Journal de Québec.

1 commentaire:

Julie Trudel-Lefebvre a dit…

Bien que cela ne fasse pas l’humanité chez certains enseignants et je dirais même pour certains lecteurs…je suis en faveur d’augmenter les salaires des enseignants en fonction des compétences.

Je vais parler pour ma paroisse : l’enseignement professionnel. Peut être y a-t-il une grande nuance? Je n’ose m’avancer mais je peux confirmer que dans le secteur professionnel de grandes lacunes sont visibles à l’œil nu! J’ai enseigné près de 10 ans dans un secteur visiblement dédié aux hommes : le soudage. J’y ai enseigné dans plus de 4 commissions scolaires distinctes dans la grande région du Québec et d’un centre à l’autre on peut déceler facilement les pommes pourrîtes.

Ceux qui bien souvent sont des vétérans, nos mentors, ceux à qui les postes ont été bien délicieusement offert sous un plateau d’argent. Combien d’enseignants dans vos écoles, se sont vus offrir ses postes lorsque la pénurie de formateurs s’est fait sentir dans le début des années glorieuses de la formation de la main oeuvre professionnelle?

Plusieurs d’entres eux n’avaient pratiquement aucune scolarité autre que leur métier propre, combien avaient appris leur métier « sur l’ tas »?

Ces mêmes enseignants, maintenant rendu doyens, se sont rebutés aux nouvelles règlementations qui exigeaient il y déjà quelques années, uniquement un certificat en pédagogie…bien qu’aujourd’hui ce certificat ne suffit plus, l’obtention d’un BAC en enseignement professionnel est dorénavant requis au secteur professionnel.

Maintenant rendu au maximum de leur échelle salariale, pour la plupart, permanents depuis des siècles et ancrés dans leur vieilles coutumes, formules et formations, conformes à leurs vielles habitudes, ils ne dérogent pas.

Assis sur un laurier acquis, ce sont eux, qui ne veulent pas faire avancer …Trop d’ouvrage, trop d’efforts et donnent, hélas aux nouveau arrivants qui veulent changer les choses, un arrière goût d’ améliorer et appliquer les nouvelles technologies de l’éducation.
J’entends crier « elle généralise » Mea Culpa; pas tous dans le même panier j’acquiesce…. mais beaucoup de ceux côtoyés ne faisaient que le stricte minimum parce que de toute manière; ils avaient bien plus d’ancienneté que la direction en place!

Oui je suis pour augmenter le salaire des enseignants compétents, déterminés qui veulent travailler et assurer la réussite de leurs élèves.
Doyen, mentor, jeunes profs ou professionnel recruté, tous devraient se préoccuper de l’enseignement apporté à cette relève, notre main d’œuvre de demain, et enfin redonner crédibilité aux secteurs professionnels!

Julie Trudel Lefebvre