samedi 17 septembre 2011

Les anglophones bonifient le salaire des enseignants selon leur engagement

"Pour valoriser la profession enseignante, le réseau anglophone du Québec a choisi de bonifier le salaire de ses enseignants en fonction de leur engagement auprès des élèves. L'initiative pourrait servir d'exemple, espère le directeur général de l'Association des commissions scolaires du Québec, David Birnbaum, en se joignant au débat des dernières semaines concernant l'évaluation des enseignants et la valorisation de la profession." Suite de l'article de Pascale Breton de La Presse.

1 commentaire:

Benoit Langlois a dit…

Que ce soit avec une prime à l’enseignant comme dans le modèle anglophone ou plutôt inclus dans la tâche comme le modèle francophone, nous devons bonifier l’offre de service afin d’augmenter la participation des jeunes québécois aux activités parascolaires ayant ainsi pour but de diminuer le taux de décrochage scolaire.

Selon Anne Guèvremont, Leanne Findlay et Dafna Kohen 1 « Chez les jeunes québécois de 14 à 17 ans, les taux de participation [aux activités parascolaires] sont faibles non seulement en ce qui concerne les activités non sportives et les activités de clubs ou groupes communautaires, mais également en ce qui concerne la participation aux sports. ». En 2009-2010, 85,4 % des jeunes québécois âgés de 20 à 24 ans sont diplômés 2 . Doit-on être fier de ce pourcentage? Non. En se comparant, on se rend rapidement à l’évidence que le Québec occupe le dernier rang des provinces canadiennes quant à son taux de diplomation.

En ce qui me concerne, je crois que les activités parascolaires s’avèrent être le moyen le plus efficace en ce qui a trait à l’amélioration de la persévérance scolaire. Croyez-vous sincèrement que les jeunes s’attachent à leur école pour les cours de français ou de mathématiques? Non, je ne crois pas. Par contre, ce que je crois c’est que les gestionnaires d’établissements scolaires auraient avantage à placer les activités parascolaires au premier rang de leur liste de priorités d’interventions ayant pour but de contrer le décochage scolaire. Comme nous le savons, du côté francophone, les activités parascolaires sont incluses dans la tâche de l’enseignant. Raison de plus pour les gestionnaires de faire des pieds et des mains afin d’économiser le plus de minutes possibles dans leur organisation afin de les réinvestir dans ce genre d’activités. Ces activités s’avèrent être une situation propice permettant au jeune d’échanger et de socialiser, ce qui cadre parfaitement avec la mission de l’école québécoise qui est d’instruire, socialiser et qualifier.

Enfin si vous demandez à un adulte de vous décrire un souvenir qu’il a de son passage à l’école primaire, croyez-vous qu’il se rappellera davantage du contenu d’un cours de français ou de sa victoire à la finale d’un tournoi interscolaire?



Benoit Langlois




1 Rapports sur la santé, vol. 19, no 3, septembre 2008 • Statistique Canada, no 82-003-XPF au catalogue
2 Statistique Canada, Enquête sur la population active