samedi 24 septembre 2011

Test de français pour les futurs enseignants : tentatives illimitées

"Des voix du milieu de l'éducation dénoncent le fait que la passation du test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFEE) ne soit plus limitée à quatre essais, mais bien à un nombre illimité de tentatives. Cette décision, que la présidente de l'Association québécoise des professeurs de français, Suzanne Richard, qualifie d'«insensée» et d'«incohérente», a été prise par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) au début de l'été dernier, qui a voté à l'unanimité une résolution pour modifier les modalités de ce test que doit absolument passer toute personne désirant enseigner au Québec." Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais dans la version papier du Devoir.

2 commentaires:

Chantal Audet a dit…

À mon avis, il est aberrant de constater qu’un futur enseignant puisse tenter de passer le test de certification en français écrit plusieurs fois. En tant qu’enseignant, nous nous devons d’être des modèles tant au niveau du français écrit qu’au niveau du français oral.

Lorsque je suis entrée à l’Université du Québec à Rimouski en 2007, je devais au cours des 2 premières années passer le test de français écrit SEL, sans quoi je me voyais refuser la participation à mon stage 3. Un étudiant qui n’avait pas la note de passage (75 %) était expulsé du programme pendant 1 an. Pendant ce temps, l’étudiant devait trouver des moyens pour améliorer son français écrit.

D’autres universités avaient mis en place des mesures différentes. C’est le cas pour l’Université Laval. Les étudiants devaient passer un test diagnostic (TFLM) lors de l’entrée. Par la suite, l’étudiant ayant obtenu une note inférieure à 75 % avait des cours de français à effectuer tout au long de sa formation.

Dès le début du baccalauréat en enseignement, les universités donnent aux étudiants des moyens concrets pour les aider à améliorer leur français. Les étudiants ont donc une grande responsabilité quant à leur maîtrise du français écrit. C’est pour cette raison que je ne comprends pas que l'on permette aux futurs enseignants de passer le TECFÉE plusieurs fois (j’ai même vu des étudiants reprendre le test SEL 6 fois). Si quelqu'un doit passer le test autant de fois, c'est qu'il y a un problème. L'étudiant n'a peut-être pas les compétences requises en français pour l'enseigner. À mon sens, il est primordial que l'enseignant surpasse ses élèves au niveau des connaissances en français.

Depuis l’automne 2008, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE) est obligatoire à tous les étudiants qui terminent un baccalauréat en enseignement, et ce, dans chacune des universités du Québec. La réussite de ce test est nécessaire à l’obtention du brevet d’enseignement.

Auparavant, comment pouvait-on former des enseignants et ne pas les soumettre aux mêmes critères d’évaluation quant aux exigences du français? Les futurs enseignants étaient soumis à différents tests, tout dépendant de l’université dans laquelle il étudiait…Il n’y avait pas d’uniformité.

En terminant, le fait que la passation du TECFÉE soit illimitée permet à bon nombre d’enseignants qui ont des lacunes au niveau du français, d’enseigner quelque chose qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes…

Chantal Audet a dit…

**Les futurs enseignants étaient soumis à différents tests, tout dépendant de l’université dans laquelle ils étudiaient…Il n’y avait pas d’uniformité.