samedi 22 octobre 2011

La commission scolaire des Affluents et le contrat d'emploi de Chantal Longpré

"Frustrée de voir une de ses directrices d'école critiquer publiquement les commissions scolaires, la Commission scolaire des Affluents a décidé de ne pas renouveler le contrat de Chantal Longpré, qui représente les directeurs d'école du Québec, une décision que cette dernière lie à une tentative d'intimidation. Officiellement, la Commission scolaire affirme prendre cette décision en raison d'un règlement administratif. Chantal Longpré aurait trop tardé avant de réclamer un congé de ses fonctions de directrice d'école, après avoir obtenu un second mandat à la tête de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE). Mais, dans les faits, le président de la Commission scolaire des Affluents, Yves St-Denis, admet volontiers que la position «abolitionniste» de Mme Longpré à l'égard des commissions scolaires «dérange beaucoup, à l'interne». «Elle raconte des histoires fausses sur les commissions scolaires. Dans son discours pro-abolitionniste envers les commissions scolaires, elle parle comme s'il n'y avait que les directeurs d'école pour se soucier de la réussite des élèves. Elle charrie complètement», dit-il. «Elle en beurre tellement épais qu'elle finit par conter des menteries. C'est inacceptable. Que ce soit dans une commission scolaire ou dans une entreprise, s'il y a un employé qui bitche contre son employeur, c'est évident que ça crée un malaise.»" Suite de l'article de Sarah-Maude Lefebvre du Journal de Montréal.

"Scandalisé que la Commission scolaire des Affluents menace Chantal Longpré de lui faire perdre son poste, François Legault demande à la ministre de l'Éducation d'intervenir pour que cessent «l'intimidation et les représailles » à l'endroit de ceux qui remettent en question la raison d'être des commissions scolaires." Suite de l'article de Sarah-Maude Lefebvre du Journal de Montréal et source de la photo de Chantal Longpré. 

"La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) s'indigne de la décision de la Commission scolaire des Affluents obligeant madame Chantal Longpré à quitter ses fonctions de présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement (FQDE) pour réintégrer son rôle de directrice d'école. Réélue en mai dernier pour un mandat de trois ans à la tête de la FQDE, madame Longpré est dans les faits victime d'un odieux stratagème dont l'objectif est clairement de limiter l'expression de son opinion parce qu'elle s'inscrit à l'encontre des positions défendues par les commissions scolaires." Suite du communiqué de presse.

"(...) Je ne partage pas toutes les idées de madame Longpré en matière d'éducation comme on peut le lire ici et ici. Chose certaine cependant, en la crucifiant ainsi sur la place publique, la CSA lui confère un statut de martyre qui sera bien encombrant et qui fera le jeu de celle qui dénonce justement ces organismes ! L'opinion publique, sondage après sondage, veut l'abolition des commissions scolaires. L'ADQ et la CAQ ont d'ailleurs inscrit cette idée au sein de leur programme. Jusqu'au PLQ qui vient finalement de les lâcher avec le récent projet de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp! Les CS ont déjà suffisamment d'ennemis comme cela: il était inutile d'alimenter leur volonté de les abolir." Suite du billet du professeur masqué.

"Devant l’ultimatum de la CSA, Mme Longpré persiste et signe. Elle a assuré, jeudi, qu’elle ne se présenterait pas à la CSA vendredi, hier, ce qui signifierait, selon la CSA, qu’elle remettrait sa démission. De son côté, Yves St-Denis déclare que la décision des commissaires en est une administrative: «La seule raison qui a motivé la décision du conseil des commissaires de la CSA concernant le refus de la demande de congé de Chantal Longpré est parce qu’elle a présenté celle-ci avec un mois de retard», a déclaré le président de la Commission scolaire des Affluents." Suite de l'article de Daniel Richard de L'Hebdo Rive Nord.

"Alors que la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, refuse de commenter la «démission forcée» d'une directrice d'école, plusieurs voix s'élèvent pour réclamer que la ministre sorte «enfin» de son mutisme. Le Journal révélait cette semaine que la présidente de la Fédération des directions d'établissements d'enseignement (FQDE), Chantal Longpré, était menacée de perdre son poste de directrice d'école par la Commission scolaire des Affluents, en raison d'un «règlement administratif» et de son «attitude abolitionniste» envers les commissions scolaires.  Autant du côté des syndicats d'enseignement que des directions d'école, nombreux ont été ceux qui ont dénoncé «l'intimidation» exercée par la commission scolaire à son endroit au cours des derniers jours." Suite de l'article de Sarah-Maude Lefebvre du Journal de Montréal.

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