samedi 8 octobre 2011

Drogue au cégep : une étude contredit Legault

"N'en déplaise à François Legault, la grande majorité des cégépiens sont assez sages : ils ne consomment pas ou peu de drogue et en prennent moins que la moyenne des 15 à 24 ans. Selon les plus récentes données (2010) d'une étude menée dans 27 cégeps d'un peu partout au Québec, 80,3 % des cégépiens ne consomment jamais de drogues, 17,4 % à l'occasion et 2,3 % «régulièrement» ou «souvent». Selon les indicateurs choisis, la proportion de consommateurs de drogues (et d'alcool) chez les étudiants de cégep est de 2 % à 16 % moins élevée que chez les jeunes de 15 à 24 ans." Suite de l'article de Marc Allard de La Presse.

1 commentaire:

Leslie Lavoie a dit…

Mon opinion va dans le même sens que l'étude qui contredit M. Legault. En effet, je suis totalement en désaccord avec l'argument : «comme le disent parfois certains parents, c'est une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue et puis à décrocher». Je crois que les parents qui affirment cela cherchent à excuser un problème beaucoup plus grand. Mettre la faute sur le dos des institutions comme les cégeps, c'est vraiment mettre le doigt à côté du problème. L'adolescent qui passe au secondaire rencontre des problèmes d'identité, il se cherche lui-même, apprend à vivre avec les changements de son corps, cherche à plaire aux autres et à se faire accepter, voilà ce qui selon moi, peut le conduire à consommer de la drogue. L'étudiant du cégep est beaucoup plus mature, il est là par choix et non par obligation, et déjà là le sentiment de révolte est beaucoup moins grand que pour un étudiant du secondaire en pleine crise. Si l'étudiant du cégep fait le choix de prendre de la drogue, ce n'est pas la faute de l'institution, qui elle, tient pour acquis que des jeunes ADULTES fréquentent son établissement. Pour être étudiant au cégep, il faut avoir acquis une responsabilité qui est supérieure. Abolir les cégeps n'aiderait en rien à enrayer le problème de drogue chez les jeunes de 17 à 24 ans. Plusieurs articles affirment même que cela peut débuter dès l'école primaire. Alors, pourquoi ne pas chercher des solutions au problème à la base et essayer de réduire les facteurs de risques qui peuvent emmener à des conséquences telles que la consommation de drogue chez les jeunes du secondaire et même du primaire?