lundi 3 octobre 2011

Formation professionnelle : un choix dévalorisé par les parents

"Quelque 110 000 élèves sont inscrits en formation professionnelle au secondaire, un domaine d'étude qui reste pourtant méconnu. Dans le cadre de la Semaine pour l'école publique, qui se tient du 2 au 8 octobre, nous avons visité trois centres de formation, à Laval et Montréal." Suite de l'article de Pascale Breton de La Presse.

"Après une trentaine d'années comme électricien, Claude Charrette est retourné sur les bancs d'école à 50 ans pour obtenir son baccalauréat afin d'enseigner... l'électricité. " Suite de l'article de Pascale Breton de La Presse.

1 commentaire:

Annie Morrissette a dit…

La formation professionnelle oui…mais pas mon fiston!

Tous les parents veulent le bonheur de leurs enfants c’est bien connu et tout à fait légitime. Par contre, ce bonheur a un prix, celui de la fierté sociale, c’est-à-dire ce qui est socialement acceptable et surtout valorisé : un «vrai diplôme».
Alors lorsqu’on parle de la formation professionnelle, on ne parle pas de valorisation sociale. Pourtant, on est très attaché à notre coiffeuse chez qui on va tous les mois et quoi dire de notre excellente esthéticienne qui connaît tous nos secrets les plus intimes et qui nous dorlote depuis tant d’années. Sans parler de notre mécanicien qui change nos pneus saisons après saisons, du plombier, de la fleuriste du coin, de la secrétaire au bureau, de l’infirmière auxiliaire qui prend grand soin de notre tante, de l’électricien, de l’électromécanicien etc.
Parmi ces gens, certain sont entrepreneurs, d’autres sont propriétaires d’un commerce en plein expansion et beaucoup d’entre eux gagnent un salaire plus élevé que certaine personne qui ont gradué d’un cegep voire même de l’université. Mais où est dont le problème avec la formation professionnelle???
Comme beaucoup de préjugés, la dévalorisation de la formation professionnelle vient de l’ignorance. Les parents ne connaissant pas la valeur d’un DEP et croient à tort que cette formation est pour les demeurés. Ils ont beaucoup de difficultés à admettre que leur enfant chéri n’a peut-être pas les aptitudes nécessaires ou même l’envie d’entreprendre des études universitaires.
L’intelligence passe aussi par le travail manuel et notre société est remplie de gens qui gagnent très bien leur vie de cette façon et qui en plus, sont heureux et extrêmement fière d’avoir travaillé si fort pour obtenir leur DEP. Madame Breton mentionne dans son article que le gouvernement prévoit que 700 000 emplois issus de la formation professionnelle seront à combler d’ici 2014, alors raison de plus pour encourager nos jeunes qui dévient vers le décrochage scolaire à s’orienter vers une voie de formation davantage conçue pour eux. Sait-on jamais, ils pourraient avoir le goût de poursuivre plus loin leur cheminement scolaire, non pas par pression sociale ni familiale mais bien par choix.
Après tout, réussir sa vie c’est trouver de la valorisation au quotidien au travers une passion qui nous anime et qui nous rends heureux.