dimanche 16 octobre 2011

Les conditions gagnantes de l'intervention policière en milieu scolaire

"Violence, intimidation, taxage, bagarre font régulièrement les manchettes de l'actualité... scolaire. Dans les grandes villes canadiennes, 20 % des crimes commis à l'école et rapportés à la police sont des actes violents. Ceux dont on parle pourraient bien n'être que la pointe de l'iceberg, puisqu'on estime que seulement 10 % des cas de taxage sont déclarés à la police. Mais quand on se compare, on se console. Aux États-Unis, près de 100 000 jeunes apportent une arme tous les jours à l'école tandis que 2000 élèves et 40 professeurs sont attaqués... toutes les heures! Devant cette réalité, les services policiers ont mis sur pied, depuis les années 90, divers programmes d'intervention en milieu scolaire visant la prévention de la violence. Aux États-Unis, pas moins de 17 000 policiers sont engagés dans de tels programmes. Chez nous, la Sûreté du Québec en a implanté dans plus de 200 écoles. Mais les évaluations de ce type d'intervention auxquelles on a pu procéder montrent que les résultats laissent plutôt à désirer et que, dans certains cas, le programme de prévention a même eu des effets pervers dus à la mauvaise image que les adolescents ont du policier. Dans ce contexte, le programme Unité sans violence, instauré par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans 13 écoles de milieux défavorisés, semble une exception. L'évaluation qu'en a faite Étienne Blais, professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal, est plutôt positive." Suite de l'article de Daniel Baril de UdeMNouvelles et source de la photo.

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