mardi 25 octobre 2011

Lorsque l'école simule l'attaque d'un tireur fou

"Une simulation pour apprendre aux élèves d'une école primaire à se cacher si un tireur fou faisait irruption dans leur école suscite l'indignation d'une mère. Marilou Sirois, mère de deux garçons de 9 et de 11 ans, a appris par l'entremise d'une lettre de l'école Sauvé, à Deux-Montagnes, que ses enfants allaient participer à un exercice de «confinement barricadé» cette semaine. Il n'est pas question que ses enfants y participent. «Je ne suis pas contre le fait de mettre en place des mesures de sécurité. Là où je ne suis pas d'accord, c'est de faire participer des enfants à un exercice comme celui-là. Ce n'est pas un jeu», déplore-t-elle en mettant en doute la pertinence d'un tel exercice. Elle s'est tournée vers la direction de l'école, puis la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, en vain. «Quand je pose des questions, on me répond que c'est comme un exercice d'évacuation en cas d'incendie. Pas du tout, ce n'est vraiment pas la même chose!», lance-t-elle." Suite de l'article de Pascale Breton de La Presse.

1 commentaire:

M.C.Breton a dit…

Ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable, nous sommes rendus là en 2011; à apprendre comment réagir si la situation d’un tireur fou se présente. C’est pour moi un apprentissage nécessaire, voir même obligatoire, pour les enfants ET les adultes.
Il faut être naïf pour croire que tout se passe dans la paix et dans l’harmonie ; la réalité est que ça peut aussi arriver chez nous. Madame Sirois affirme « Ce n’est pas un jeu ». Et bien justement, ce n’est pas un jeu; les enfants doivent savoir comment agir et les enseignants doivent connaître les réactions possibles de leurs élèves pour ainsi éviter le pire si une situation de « tireur fou » se présente.
J’ai vécu une pratique l’an passé et cela a beaucoup aidé les enfants et les adultes à dédramatiser cela; les élèves peuvent alors exprimer leurs craintes et son rassurés de savoir quoi faire. Imaginez également toutes les classes d’enfants ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme? Il est nécessaire de créer des scénarios et de les faire pratiquer.
Pourquoi ne pas prévenir? Qu’est-ce qui fait si peur aux parents et même à certains enseignants?