samedi 15 octobre 2011

Profs envoyés en Ontario

"Alors que l'on connaît une pénurie d'enseignants qualifiés, certains d'entre eux se font suggérer par le ministère de l'Éducation du Québec d'aller étudier en Ontario plutôt qu'au Québec, au risque que l'on perde de précieux candidats. Dave Stathos a eu toute une surprise lorsqu'il a reçu l'appel d'une fonctionnaire du ministère de l'Éducation, il y a quelques mois, l'invitant à aller se perfectionner en Ontario au lieu de le faire au Québec. (...) Dave Stathos, bénéficie d'une tolérance d'engagement puisqu'il ne détient pas pour l'instant de brevet d'enseignement. «La fonctionnaire qui m'a appelé m'a dit que je faisais partie d'une liste de personnes non qualifiées et que je devais régler ma situation», raconte-t-il. «Elle m'a dit qu'il était compliqué et long pour moi d'obtenir ma certification au Québec étant donné que le baccalauréat est d'une durée de quatre ans. Elle m'a alors suggéré d'aller faire un baccalauréat en éducation en Ontario, que ça ne me prendrait que deux ans, et que je pourrais ensuite revenir au Québec." Suite de l'article de Sarah-Maude Lefebvre du Journal de Montréal.

"Alors que les écoles du Québec ont dû se résigner à embaucher 2150 personnes non qualifiées, l'an dernier, pour enseigner dans leurs classes, des syndicats d'enseignement et des chercheurs pressent le ministère de l'Éducation d'adapter ses programmes afin de maintenir un enseignement de qualité dans les écoles. «Ça fait des années que l'on insiste pour qu'on mette en place des programmes de type passerelle ou des conditions facilitantes pour les enseignants non qualifiés. C'est important. On parle ici de la qualité de l'enseignement dispensé à nos enfants», affirme la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Manon Bernard. Cette dernière déplore la lenteur de Québec à régler ce dossier «prioritaire». «Il faut valoriser notre profession et inciter les personnes non qualifiées à s'inscrire à un baccalauréat. Le fait qu'on les engage sans scolarité démontre bien que l'on est aux prises avec une pénurie», dit-elle." Suite de l'article de Sarah-Maude Lefebvre du Journal de Montréal.
 

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