jeudi 20 octobre 2011

Québec prépare une révolution pour les commissions scolaires

"Le budget administratif des 69 commissions scolaires du Québec sera amputé de moitié d'ici trois ans, annonce la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada. Québec compte s'attaquer à leur appareil bureaucratique, diminuer leur taille et les transformer en « coopératives de services ». Le projet du gouvernement Charest marque la fin des commissions scolaires qui règnent sur les écoles : les écoles et leur direction deviendront les maîtres du jeu." Suite de la nouvelle de Radio-Canada.

1 commentaire:

Hélène G a dit…

Au secours! Ma journée n’est pas déjà assez longue pour répondre aux besoins de plus en plus grands de mes élèves que j’apprends maintenant que je symbolise un signe de piasse sur deux pattes!

« Le financement des écoles dépendra cependant de leur rendement. Autrement dit, une école qui réussit aura plus d’argent que les autres. » Quelle motivation pour les enseignants en milieu défavorisé! Nos élèves arrivent avec un écart dès la maternelle. Nous devons innover constamment afin d’avoir leur attention plus de dix minutes. Avec une nouvelle comme celle-ci, dans un milieu où les besoins sont si « criants », les enseignants resteront-ils « professionnels » ou hausseront-ils les résultats pour offrir une belle image afin d’obtenir des sous? Retournons-nous vers un système d’éducation tourné vers l’élite? Deviendrons-nous des mini-entreprises ou l’objectif est un chiffre d’affaire?

Quels sont les critères d’une école qui réussit? En milieu défavorisé, si nous arrivons à avoir la présence de tous nos élèves chaque jour, à développer leur goût pour la lecture, l’écriture et les mathématiques, à persévérer malgré leurs préoccupations familiales et leurs difficultés, à être fier d’eux-mêmes, à se sentir en sécurité pendant le temps qu’ils sont à l’école…n’avons-nous pas prouvé que nous sommes une école qui réussit?

Je crois sincèrement qu’en milieu défavorisé, avec tous les petits miracles au quotidien, nous méritons un GROS budget pour permettre à chaque élève d’avoir sa chance de réussir.