mercredi 30 novembre 2011

Intimidation

"Le suicide de Marjorie Raymond relance le débat sur l'intimidation dans le milieu scolaire. L'adolescente de 15 ans s'est enlevé la vie après avoir été victime à répétition d'intimidation physique et verbale à son école secondaire de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. «J'ai de la misère à quitter ce monde, mais je pense que ce sera pour un monde meilleur», aurait-elle confié à sa mère dans une lettre d'adieu. «Comme société, il faut s'interroger sur ces problèmes qui se posent pour plusieurs jeunes filles et garçons qui malheureusement se sentent persécutés à un point tel qu'ils ne voient pas d'autre issue que de s'enlever la vie. C'est un drame terrible», a réagi le premier ministre Jean Charest." Suite de l'article de Paul Journet de La Presse.

"Le gouvernement libéral de l'Ontario a déposé un projet de loi contre l'intimidation qui permettrait notamment aux élèves des écoles publiques de promouvoir la tolérance en créant des associations regroupant de jeunes hétérosexuels et homosexuels. Certaines écoles catholiques interdisent la création de telles associations étudiantes fondées sur l'orientation sexuelle, mais le premier ministre Dalton McGuinty a souligné mercredi que leur existence sera spécifiquement autorisée par la loi. Cette loi donnerait également aux écoles le pouvoir d'expulser définitivement les élèves qui se rendent coupables d'intimidation, plutôt que de simplement les suspendre, a dit le premier ministre lors de son passage dans une école du nord de Toronto. M. McGuinty a expliqué vouloir faire comprendre très clairement aux élèves de la province que l'intimidation ne sera plus tolérée." Suite de l'article de Keith Leslie de la presse canadienne.

"La ministre de l'Éducation Line Beauchamp croit qu'il faut améliorer les moyens d'intervention auprès des élèves intimidateurs. Réagissant au suicide d'une adolescente qui était victime d'intimidation, Mme Beauchamp a déclaré mercredi qu'elle était bouleversée. «Qu'un jeune de 15 ans choisisse le suicide, c'est toujours bouleversant, a-t-elle dit lors d'un point de presse. On sent que c'est inacceptable dans notre société. «Et là, le contexte de ce geste-là posé par la jeune Marjorie, il semble bien que ce soit dans un contexte où elle aurait vécu de l'intimidation au cours des derniers jours ou des dernières années autour de son école.» La ministre a affirmé que le milieu scolaire n'est pas le seul responsable d'intervenir auprès des élèves intimidateurs et c'est pourquoi elle souhaite notamment une mobilisation des services policiers et municipaux." Suite de l'article d'Alexandre Robillard de la presse canadienne.

1 commentaire:

CRNV a dit…

Agir face à l’intimidation

L’intimidation fait présentement « LA UNE ». Les gens s’expriment et demandent de l’action. Plusieurs organismes travaillent déjà sur des éléments de prévention de la violence, le développement de ces initiatives et leur harmonisation doivent devenir des priorités.

Pour débuter, nous devons comprendre quelques notions. La violence est un phénomène qui trouve ses origines dans de multiples facteurs, les solutions passent par la combinaison adéquate de diverses actions, de divers moyens d’intervention. Un seul acteur, soit le gouvernement, l’école ou les services sociaux, ne pourra pas venir à bout de la problématique. Pour agir efficacement, il faut une mobilisation communautaire. La majorité des structures, des programmes et des expertises existent déjà; ces approches déjà ont été objet de recherches et de rapports. Il faut maintenant mobiliser les ressources et donner une meilleure cohésion à l’action.

L’information et la sensibilisation ne suffisent plus. En ce qui concerne la prévention de la violence cette réalité est bien connue. Les adultes qui encadrent l’environnement social des jeunes doivent mettre leurs interventions au même diapason. Il est nécessaire de transférer de nouvelles compétences aux jeunes.

Il faut mettre en place des moyens d’action pour permettre d’appliquer et d’assimiler ces compétences afin que les jeunes et le milieu les intègrent. Puis, finalement, il faut nous assurer que les moyens appliqués couvrent les divers milieux de vie de nos jeunes, de l’école, aux activités sociales et bien entendu la famille.

Suite sur...

Normand
www.nonviolence.ca