mercredi 23 novembre 2011

La complaisance

"(...) Dans les écoles secondaires du Québec, on estime que les œuvres québécoises représentent environ la moitié de l'ensemble de celles qui sont enseignées. Mais aucun corpus littéraire général n'encadre cet enseignement. Les histoires de vampires (traduites) de Stephenie Meyer côtoient les romans de Marc Lévy et l'Odyssée d'Homère. La littérature québécoise reste le «parent pauvre». «Comment accepter que de jeunes Québécois puissent entrer dans nos universités sans même avoir lu une oeuvre d'Anne Hébert, de Réjean Ducharme ou de Michel Tremblay?», demande Arlette Pilote, spécialiste de littérature et de pédagogie, dans l'introduction de ce Plaidoyer. Une partie de la réponse se trouve, à mon sens, dans notre complaisance. Devant de jeunes lecteurs récalcitrants, nous avons collectivement baissé les bras. De crainte que le livre ne soit perçu comme rébarbatif, avec l'objectif louable de «donner le goût de la lecture» aux jeunes, afin qu'ils y «trouvent du plaisir», nous avons négligé la littérature québécoise." Suite de la chronique de Marc Cassivi de La Presse.

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