mercredi 18 janvier 2012

Français à la CSDM : l'enrichissement plutôt que la matraque

"On apprenait récemment que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a l'intention d'imposer l'usage du français dans ses cours de récréation. Cette nouvelle m'a rappelé de lointains souvenirs d'écolier dans un petit village du sud de la Mauritanie, à quelques kilomètres du fleuve Sénégal. En sixième année du primaire, notre enseignant d'alors, un éternel volontaire de la langue française, voulait coûte que coûte nous habituer à parler français; ce qui était loin d'être évident pour des enfants dont le français n'est pas la langue maternelle. Il avait alors institué ce qu'on appelait dans l'arsenal punitif de notre école un «symbole», un petit bout de bois, sorte de tag qu'on devait se distribuer entre élèves chaque fois qu'on surprenait un petit camarade en infraction — entendez là en train d'utiliser une autre langue que le français dans la cour d'école. Comme châtiment, celui qui finissait la fin de semaine avec le symbole devait alors se charger toute la semaine suivante d'arroser les arbres plantés tout autour de l'école pour fixer les dunes qui menaçaient à tout moment d'ensevelir les salles de classe." Suite de la lettre d'opinion de Abdoul Echraf Ouedraogo parue dans Le Devoir.

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