lundi 13 février 2012

Anglais intensif au primaire : appel à la mobilisation citoyenne

"Tout d'abord, précisons quelques petites choses d'entrée de jeu. Croyons-nous qu'il soit souhaitable pour quiconque d'apprendre une seconde langue? Oui. Croyons-nous que cela puisse ouvrir des portes? Fort probablement. Faut-il favoriser un apprentissage intensif, voire immersif? Assurément. Souhaitons-nous que nos enfants atteignent un jour la maîtrise d'une langue seconde? De toute évidence. Nous leur souhaitons même d'en maîtriser une troisième! Mais faut-il, pour autant, faire de l'apprentissage de l'anglais la priorité de notre système d'éducation, en y ajoutant 400 heures intensives en sixième année du primaire, au détriment des autres matières? À cela, nous répondons fermement: non. Non, parce qu'au-delà des questionnements légitimes quant à la manière de procéder à un tel chambardement, c'est à son principe même que nous nous opposons. Parce qu'imposer une mesure d'une telle ampleur pour tous les enfants du Québec, c'est d'abord et avant tout envoyer un message non équivoque: sans anglais, au Québec, point de salut! Et si, par malheur, nos enfants ne devaient retenir qu'une chose de cette demi-année in English, ce serait ce message." Suite de la lettre d'opinion d'un collectif de parents du Bas-St-Laurent parue dans Le Devoir.

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