samedi 11 février 2012

Douleur intensive

"L'anglais intensif en 6e année: je m'en souviens comme si c'était hier. Probablement la pire décision de ma vie. N'en déplaise au ministère de l'Éducation, qui veut l'implanter dans toutes les écoles du Québec.
Pas à cause du cours, loin de là. C'était excellent. Je n'ai jamais perdu mon anglais depuis. Je vous le présenterai un jour. Il s'appelle John, il a un drôle d'accent, aime boire de la bière, jouer au foot et admirer la reine. Ça en fait au moins un! Sérieusement, pour l'apprentissage d'une autre langue, c'était génial. Et j'ai adoré mon institutrice d'anglais. Une pétillante et rondelette Manitobaine qui, de mémoire, n'a jamais eu à élever la voix contre notre groupe. Elle n'en aurait pas eu besoin, d'ailleurs. Nous étions tous des «bollés». Anglais intensif pendant quatre mois oblige, j'avais changé d'école. Je me suis retrouvé dans un autre secteur d'une grande ville de la Rive-Nord dont je tairai le nom, mais qui se prononce autant à l'envers qu'à l'endroit. Ce qui n'exclut pas une certaine forme, justement, d'exclusion. De méchanceté." Suite de la chronique de Pascal Faucher de La Voix de l'Est.

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