lundi 27 août 2012

Changer la culture, pas la structure

«L'énergie, le temps et l'argent que nous investirons dans le brassage de structures ne donneront pas plus de services aux élèves. Nous risquons de piétiner pendant 5 ans alors que rien ne garantit que nous réaliserons des économies» déclarent d'une même voix madame Danielle Boucher, présidente de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) et monsieur Gaétan Neault, président de l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire (AMDES), deux organisations qui regroupent près de 1000 membres. Toutefois, pour les directions d'établissement, le statu quo n'est pas une option. «Notre expérience, sur le terrain, nous indique qu'il serait plus avisé de revoir la culture en place afin de changer les rapports, la vision et les rôles qui existent actuellement entre les différents acteurs du milieu de l'éducation», estime madame Boucher. Pour l'AQPDE et l'AMDES, la réussite de nos élèves passe indéniablement par les écoles. M. Neault explique que «l'on doit concevoir l'école non pas comme une succursale de la commission scolaire, mais plutôt comme le lieu privilégié où l'on agit pour assurer la réussite de l'élève. Ce sont donc les besoins de l'école qui doivent définir la nature des services. Il faut pouvoir répondre aux besoins des jeunes, en fonction des forces des milieux. Il n'y a pas deux écoles pareilles et on doit en tenir compte, d'où l'importance de sortir des modèles mur à mur qui prévalent actuellement. Voilà le changement de culture auquel nous faisons référence. Il est positif et constructif.» Sachant la campagne électorale actuellement en cours, les directions d'établissement souhaitent exprimer de façon non partisane ce qu'elles constatent, espérant que leur expertise sera profitable à la réflexion de l'ensemble des partis politiques. «Au fond, poursuit madame Boucher, ce que nous disons c'est que le changement de culture auquel nous croyons n'est motivé que par la nécessité d'offrir des services plus efficaces. La commission scolaire a un rôle important à jouer. C'est indéniable. En fait, elle doit répondre aux besoins des écoles, proposer des services appropriés, des pistes de solutions, des projets susceptibles de rendre l'école encore plus efficiente. En bref, c'est un rôle de véritable partenaire dont il est question, d'égal à égal, dans une relation gagnante-gagnante.» «Bien entendu, cela exige du courage et une réelle volonté de sortir des sentiers battus, car on parle ici d'une redéfinition des responsabilités. Ça demande davantage de leadership dans les milieux, c'est plus exigeant, mais étant donné que ces changements s'inscrivent dans une logique où la mobilisation de tous les acteurs, enseignants, parents, syndicats, administrateurs, directeurs, est mise à profit, nous savons que le résultat ne peut être que profitable pour nos jeunes», conclut M. Neault.Suite du communiqué de presse.

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