«L'énergie, le temps et l'argent
que nous investirons dans le brassage de structures ne donneront pas
plus de services aux élèves. Nous risquons de piétiner pendant 5 ans
alors que rien ne garantit que nous réaliserons des économies»
déclarent d'une même voix madame Danielle Boucher, présidente de
l'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)
et monsieur Gaétan Neault, président de l'Association montréalaise des
directions d'établissement scolaire (AMDES), deux organisations qui
regroupent près de 1000 membres. Toutefois, pour les directions d'établissement, le statu quo n'est pas
une option. «Notre expérience, sur le terrain, nous indique qu'il
serait plus avisé de revoir la culture en place afin de changer les
rapports, la vision et les rôles qui existent actuellement entre les
différents acteurs du milieu de l'éducation», estime madame Boucher. Pour l'AQPDE et l'AMDES, la réussite de nos élèves passe indéniablement
par les écoles. M. Neault explique que «l'on doit concevoir l'école
non pas comme une succursale de la commission scolaire, mais plutôt
comme le lieu privilégié où l'on agit pour assurer la réussite de
l'élève. Ce sont donc les besoins de l'école qui doivent définir la
nature des services. Il faut pouvoir répondre aux besoins des jeunes,
en fonction des forces des milieux. Il n'y a pas deux écoles pareilles
et on doit en tenir compte, d'où l'importance de sortir des modèles mur
à mur qui prévalent actuellement. Voilà le changement de culture auquel
nous faisons référence. Il est positif et constructif.» Sachant la campagne électorale actuellement en cours, les directions
d'établissement souhaitent exprimer de façon non partisane ce qu'elles
constatent, espérant que leur expertise sera profitable à la réflexion
de l'ensemble des partis politiques. «Au fond, poursuit madame
Boucher, ce que nous disons c'est que le changement de culture auquel
nous croyons n'est motivé que par la nécessité d'offrir des services
plus efficaces. La commission scolaire a un rôle important à jouer.
C'est indéniable. En fait, elle doit répondre aux besoins des écoles,
proposer des services appropriés, des pistes de solutions, des projets
susceptibles de rendre l'école encore plus efficiente. En bref, c'est
un rôle de véritable partenaire dont il est question, d'égal à égal,
dans une relation gagnante-gagnante.» «Bien entendu, cela exige du courage et une réelle volonté de sortir
des sentiers battus, car on parle ici d'une redéfinition des
responsabilités. Ça demande davantage de leadership dans les milieux,
c'est plus exigeant, mais étant donné que ces changements s'inscrivent
dans une logique où la mobilisation de tous les acteurs, enseignants,
parents, syndicats, administrateurs, directeurs, est mise à profit,
nous savons que le résultat ne peut être que profitable pour nos jeunes», conclut M. Neault.Suite du communiqué de presse.
Plus d'un élève sur trois se dit victime de violence
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« Plus d'un élève québécois du secondaire sur trois se dit victime de
violence que ce soit à l'école, lors du trajet entre l'école et la maison
ou encore ...
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