jeudi 20 septembre 2012

Centres jeunesse du Québec : besoin criant d'éducateurs masculins

"Les centres jeunesse manquent cruellement d'éducateurs masculins. Dans un univers où beaucoup de garçons ont eu un père négligent ou tout simplement absent, ce manque d'hommes est encore plus criant. Regard sur une situation qui risque de s'aggraver." Suite de l'article de Gabrielle Duchaine de La Presse.

1 commentaire:

Christian-Martin Samson a dit…

Bonjour! Je suis bien heureux de lire ce texte car je suis moi-même agent d’intervention dans un centre jeunesse.

La problématique du «modèle » masculin est bien réelle au niveau des éducateurs. Il y a déjà de fortes chances qu’un adolescent qui n’a pas de problématique particulière vivra tout de même un manque en absence d’un modèle masculin dans un milieu familial. Imaginez maintenant ceux qui sont en Centre Jeunesse, alors qu’ils ont souvent à affronter de grands problèmes.

En effet, ce sont les éducateurs qui ont l’approche clinique avec les jeunes. Il y a bien des travailleurs masculins à l’entretien ménager, aux cuisines, à la maintenance mais aucun n’a réellement de contact à moyen et long terme avec la clientèle. De plus, ceux qui ont à intervenir physiquement (quand un jeune se mets en danger lui-même), « Les agents », sont presque tous des gars, donc cela n’aide pas à établir un beau lien de confiance.

En plus de manque de modèles masculins, je dirais que je vois aussi un manque d’activités « masculines ».. Trop de danger de se blesser, de briser du matériel ou autre. J’ai même observé des jeunes se « bercer » comme des grands parents toute une avant midi car les éducateurs(trices) ne voulaient pas sortir à l’extérieur.

Pour la problématique, nous en sommes conscients, maintenant, il faut passer à l’action et renseigner les jeunes au secondaire que ce choix de carrière est très intéressant!

Christian-Martin Samson