mercredi 19 septembre 2012

Edmonton: un enseignant congédié pour avoir donné un zéro

"Un enseignant d’une école secondaire d’Edmonton, qui avait été suspendu pour avoir donné une note de zéro à un étudiant, a officiellement reçu une lettre de licenciement vendredi du Conseil scolaire public d’Edmonton. Lynden Dorval était dans l’attente des résultats d’une audience sur son congédiement et il espérait que le Conseil reconsidère sa décision. Il n’a pas été sous le choc en recevant la lettre, mais il n’était pas très heureux non plus. «Je me suis préparé, ou j’ai tenté de me préparer à cela pendant un certain temps, mais c’est toujours pénible maintenant que c’est la réalité.» Le professeur de physique de l’école Ross Sheppard a été suspendu le printemps dernier pour avoir donné à un étudiant la note de zéro, parce que ce dernier n’avait pas remis un travail. Il envisage maintenant d’en appeler de la décision." Suite de l'article de Angélique Rodrigues de l'Agence QMI.

1 commentaire:

Madame XY a dit…

C’est à se demander si les enseignants peuvent encore jouir d’une certaine liberté!
La société d’aujourd’hui est beaucoup plus informée et plus décidée à défendre ses droits. Présentement, sur les bancs d’école, nous avons affaire à des enfants-rois et à des parents qui désirent s’impliquer davantage dans le cheminement scolaire de leurs enfants. Je crois qu’il est naturel qu’ils veuillent défendre leur progéniture, mais parfois, il y a également un manque de jugement de leur part. Une étude de la FAE révèle que 85 % des enseignants déclarent avoir été victimes de violences psychologiques ou verbales à l’école et 45 % de ces violences auraient été perpétrées par… les parents!
D’une part, on suggère aux enseignants de s’imposer en tant que professionnels et d’une autre part, ils font face à un manque d’appui de la part du système. Après cela, on se demande pourquoi les enseignants souffrent davantage de détresse psychologique qu’autrefois. La profession d’enseignant étant de moins en moins valorisée par la société, elle est, par le fait même, moins considérée comme une vocation.
Je crois tout de même que M.Lynden Dorval a fait le bon choix en décidant de défendre son point de vue, même si cela lui coûtera probablement son emploi. C’est ainsi que l’on fait avancer les choses ou du moins, que l’on essaie de le faire.
Par contre, je trouve ironique que le Conseil scolaire public d’Edmonton lui rende la monnaie de sa pièce en ne faisant aucune preuve de souplesse et en lui attribuant la note « zéro » pour son travail d’enseignant!