mercredi 26 septembre 2012

Parole de carrées rouges de l'UQAR

"Vu de Rimouski, le printemps étudiant ressemblait à une pièce de théâtre dans laquelle personne ne voulait jouer le rôle du méchant. Souvent, les policiers et les manifestants se connaissaient par leur nom. Et quand les étudiants occupaient un lieu officiel, ils s'y rendaient en petit groupe, pour éviter de trop intimider les employés. Plus courtois que cela, tu récites tes slogans dans le langage des signes des sourds-muets, pour éviter d'indisposer les autres. N'exagérons rien. Vers la fin, l'esprit chevaleresque s'effritait. Durant une assemblée, un gars a foncé sur le président pour lui casser la figure. Quelques claques sur la gueule ont été échangées dans les bars. Même les relations cordiales entre la police et les manifestants se corsaient. Il faut dire que les étudiants pouvaient difficilement être plus divisés. Le 19 avril, 50,3 % ont choisi de poursuivre la grève. Un mois plus tard, 50,2 % ont opté pour le retour en classe. Des majorités aussi solides qu'un château de sable érigé au milieu de la baie de Fundy, là où la marée monte à la vitesse d'un cheval au galop. Reste que le bilan de quatre mois d'agitation dans l'Est-du-Québec apparaît à peine croyable. Cent seize manifs ou occupations. Une arrestation. Quatre contraventions!" Suite de la chronique de Jean-Simon Gagné du Soleil et source de la photo.

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