jeudi 20 septembre 2012

Vive le MESRST !

Comme professeur et cofondateur de l’Association science et bien commun, je me réjouis de la création d’un ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) et du fait qu’il soit dirigé par Pierre Duchesne. Il y a tellement d’enjeux particuliers à l’enseignement supérieur (réseaux universitaire et collégial) qu’il est tout à fait justifié qu’un ministère distinct de celui de l’Éducation lui soit consacré. Et je me réjouis aussi du fait qu’un Sommet sur l’enseignement supérieur soit organisé prochainement. Je craignais que l’on veuille réduire la question à l’aspect du financement. Le Sommet pourrait être l’occasion de prendre en compte la parole citoyenne, et pas seulement celle des lobbies (incluant celui des professeurs d’université!). Mais la bonne nouvelle est surtout à l’effet que les enjeux liés à la recherche, à la science et à la technologie ne soient plus sous la tutelle d’un ministère à vocation économique (Développement économique, Innovation et Exportation) et du ministre Sam Hamad. Jamais on n’avait vu pareille dérive marchande de l’institution de la recherche scientifique au Québec. Espoir, donc, mais vigilance, aussi, afin que les bottines suivent les babines. Source de la photo.

1 commentaire:

Pierre Demers http://er.uqam.ca/nobel/c3410/lisulf.htm a dit…

Lettre ouverte à M. Pierre Duchesne, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche, de la science et de la technologie.
M. Pierre Duchesne,

ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.

Je vous félicite de votre allocution enthousiasmante devant l'ACFAS Asociation Francophone pour le Savoir le 2 octobre dernier.

Voudriez-vous proclamer que le français, langue officielle du Québec est par le fait même la langue officielle de la science et de la recherche au Québec?

Dans l'enseignement supérieur comme dans les publications de ses chercheurs.

Ce serait l'article No 1 d’une nouvelle politique nationale d'enseignement supérieur et de recherche.

Il nous faut travailler ensemble, le savoir en tant que bien commun se communique dans la langue commune.

Vous parlez de réaliser l'indépendance du savoir. Cela n'est pas possible quand nos scientifiques sont forcés de publier leurs résultats prioritairement en anglais. La seule tribune d'importance reconnue faisant exception à cet égard étant l'ACFAS. Son importance devrait être accrue et son exemple généralisé. Les Prix du Québec scientifiques devraient être abolis jusqu'à ce qu'ils puissent recruter des candidats ayant publié leur oeuvre en français uniquement. Cette abolition ferait mouche, ne passerait sans doute pas inaperçue. C'est une question de volonté politique.

Comme documentation à l'appui, j'aimerais vous soumettre le travail de la LISULF Ligue Internationale des Scientifiques pour l'Usage de la Langue Française asbl incorporée au Québec en 1980, que j'ai contribué à créer à cette époque et que je préside actuellement, sa publication Science et Francophonie dont je suis le rédacteur en chef depuis 1983.

Nous de la LISULF sommes confiants que l'indépendance du savoir au Québec hâtera notre accès à l'indépendance nationale.

Avec nos voeux de plein succès,

Pierre Demers, physicien,
président de la LISULF Ligue Internationale des Scientifiques pour l'Usage de la Langue Française,
ancien collaborateur de Frédéric Joliot-Curie et de Marie-Victorin,
membre émérite de l'ACFAS.



Réf. SF023 et autres dans http://er.uqam.ca/nobel/c3410/lisulf.htm
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Il est 5h20 HAE jeudi 9X2012
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Et maintenant, 7h05 HNE le mercredi 19XII2012. J'attends une réponse.