jeudi 25 octobre 2012

D’autres chiffres pour parler des universités

"L'ancien recteur de l’Université de Montréal, devenu émérite, monsieur Robert Lacroix, a raison de sortir de sa retraite pour contribuer au débat public sur le financement des universités en rappelant que l’étude de la CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec) de 2002, «mise à jour» en 2010, a affirmé que les universités québécoises étaient sous-financées de plusieurs centaines de millions de dollars par année. Étant moi-même professeur d’université, je comprends que la tentation soit forte de se joindre au discours martelé par certains recteurs qui répètent, à satiété, qu’il y a sous-financement en comparaison du reste du Canada et que notre «compétitivité» serait même en péril si on ne comblait pas rapidement ce sous-financement, dont la démonstration reste pourtant nébuleuse. Ils l’estiment d’ailleurs si évident qu’il serait même inconvenant, sinon absurde, de simplement vouloir le remettre en question. Mais il faut résister à la tentation, car le premier devoir d’un professeur est de garder en éveil son esprit critique et d’analyser les phénomènes sous plusieurs angles avant de conclure de façon tranchée." Suite de la lettre d'opinion d'Yves Gingras, professeur de l'UQAM, parue dans Le Devoir.

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