vendredi 12 octobre 2012

Ultimatum de Québec aux écoles privées

"Québec cessera de financer les écoles privées qui font de la sélection. Les établissements, qui sont subventionnés à 60% par le gouvernement, devront «accepter tout le monde» s’ils veulent continuer à bénéficier du financement, a soutenu la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, en entretien au Devoir. «Oui, la pression est immédiate. Si vous acceptez tout le monde, vous êtes financés. Si vous voulez faire votre sélection, vous ne l’êtes plus», a-t-elle déclaré. Selon la ministre, il faut que la répartition de la population étudiante soit plus équitable. «L’école publique a hérité de tous les enfants en difficulté. Notre régime privé, avec les modes de sélection qu’il a, fait en sorte que les élèves qui aboutissent dans le privé sont ceux qui ont de grandes capacités et peu de problèmes. Le poids sur le réseau public de tous ces élèves qui ne passeraient pas ce genre de sélection est énorme», a-t-elle noté. L’idée voulant que le financement des écoles privées soit «lié» à la sélection est l’une des orientations du Parti québécois avec laquelle Mme Malavoy se dit «très à l’aise». «Je trouve honnêtement que c’est une position qui se justifie très bien, a-t-elle insisté. On parlait des élèves en difficulté dans le réseau public… si on veut améliorer le sort du réseau public, il faut mettre à contribution le privé.»" Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

"Les écoles privées devront cesser de sélectionner leurs élèves si elles souhaitent continuer d'obtenir du financement de l'État, prévient la nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy. En entrevue à La Presse, elle a confié qu'une «petite révolution» attend les écoles privées. Elles devront abandonner les examens d'admission, qui se déroulent à cette période-ci chaque année, si elles souhaitent continuer de recevoir des subventions. «Il n'y aurait plus de sélection, sauf pour les écoles qui veulent maintenir un régime complètement privé», a déclaré Mme Malavoy. La ministre entend ainsi mettre de l'avant les orientations que le Parti québécois a adoptées en congrès en ce qui a trait au financement des écoles privées. Pour recevoir la part de financement de 60% qui provient du gouvernement, comme c'est le cas actuellement, les écoles privées devront accueillir tous les élèves, sans distinction, dit Mme Malavoy. «Les écoles qui voudront faire de la sélection, garder seulement les meilleurs [élèves], seront entièrement privées.»" Suite de l'article de Pascale Breton de La Presse.

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