jeudi 29 novembre 2012

Données probantes en éducation : l’exposé magistral, version 2.0

"L’exposé magistral est sur la sellette depuis quelques années. On lui oppose des méthodes pédagogiques où l’étudiant réalise des activités d’apprentissage qui le font s’engager dans un processus plus actif que le cycle de lecture, écoute et prise de notes. Il reste cependant bien des auteurs pour défendre l’exposé magistral. Entre les deux, des chercheurs identifient des approches mitoyennes plus efficaces que l’exposé traditionnel. Bienvenue dans le monde de l’exposé magistral 2.0. Voici un survol de trois variantes de l’enseignement magistral dont on a prouvé qu’elles étaient plus efficaces que l’exposé traditionnel précédé de lectures. Chacune de ces méthodes a été testée dans des devis expérimentaux rigoureux, s’inscrivant dans le courant de l’evidence-based teaching." Suite de l'article de Éric Chamberland de l'Université de Sherbrooke.

1 commentaire:

debdelo a dit…

À la lecture de cet article qui mentionne que l’exposé magistral est sur la sellette, je dois avouer que je me sens un peu tiraillée! D’un côté, j’apprécie tous les atouts des outils technologiques; d’un autre, je ressens un peu de nostalgie lorsque je me questionne à ce sujet : Tout comme la lettre à la poste, est-ce que la communication orale pure et dure serait en « voix » d’extinction? Il n’y a pas si longtemps déjà, le conteur traditionnel prenait tout son temps pour élaborer des jeux de mots et réaliser des prouesses descriptives. L’orateur d’aujourd’hui doit garder un rythme de présentation soutenu et veiller à ce que l’œil de l’auditoire ait de quoi se rassasier. Il semble que la simple communication verbale soit désuète.
Ce même phénomène frappe dans les classes. Afin de transmettre efficacement les savoirs, les enseignants utilisent des outils technologiques variés. Bien que l’enseignement magistral sache inclure des interactions et de la manipulation, les élèves sont avides d’images. Ces enfants manipulent l’écran tactile depuis qu’ils sont bébés et leur vie est caractérisée par l’omniprésence d’images. Le plaisir visuel et le jeu doivent figurer à l’horaire de ces élèves qui sont habitués au divertissement sur mesure. Pour cette génération technophile, la discussion traditionnelle devient donc difficile puisqu’elle exige un effort soutenu en ce qui a trait à la concentration et à la capacité d’écouter. Et si les problèmes d’attention étaient un des résultats de ces sollicitations trop intenses? Est-ce que la simple écoute de la parole serait devenue trop ardue pour ces cerveaux hyper stimulés qui sont sur un qui-vive perpétuel?
Je me demande si la société laisse aux enfants le calme nécessaire au développement de leur capacité à réfléchir, à imaginer et à rêver. Finalement, oui, je crois que je suis un peu nostalgique.