vendredi 16 novembre 2012

La classe est finie

"Et les vitres redeviennent sable/l'encre redevient eau/les pupitres redeviennent arbres (...)." Cet effondrement de la classe, que le poète français Jacques Prévert a mis en scène en 1945 dans Page d'écriture, comme le rêve éveillé d'un élève, est en train de devenir réalité. C'est bien l'écroulement de ce qui semblait le cœur de l'école, la classe, qui est à l'œuvre aujourd'hui. Attaquée de toutes parts, ses murs cèdent. Ici, c'est la technologie qui lui porte un coup, là le manque de crédits, là encore cette urgente nécessité de s'adresser individuellement à chaque élève. La classe, c'était quatre murs et un maître s'adressant à un collectif. C'était un savoir enfermé dans un espace clos et magistralement délivré à un groupe. Ce modèle, qu'on croyait pérenne, vacille sur ses bases." Suite de l'article de source de la photo (via RIRE-CTREQ).

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