samedi 24 novembre 2012

Le «dé-financement» chronique des universités québécoises

"À l’Université Laval, tout a été mis en œuvre, au cours des dernières années, pour maintenir un équilibre budgétaire précaire mais nécessaire pour ne pas transférer le fardeau financier aux générations futures. Pendant que certains pays investissent massivement dans leurs établissements universitaires, le Québec s’engage dans un débat de société portant, notamment, sur le financement de ses universités. Ce débat est préoccupant, car le bateau de l’enseignement supérieur est en train de couler à une vitesse plus qu’inquiétante. Depuis le milieu des années 1990, la réforme dite Axworthy a entraîné une réduction significative des transferts fédéraux et les universités ont vu leurs budgets diminuer. Depuis cette réforme, et malgré quelques épisodes de réinvestissement, le système universitaire québécois ne cesse d’être fragilisé. Pourtant, avant les années 1990, le développement remarquable de nos universités constituait le moteur de notre prospérité, ce qui a permis à toute une génération d’obtenir une formation de qualité, de s’enrichir et de contribuer au développement de notre société. Par ailleurs, toute une génération de citoyens a eu, durant la même période, la chance d’avoir accès à des spécialistes, créateurs et autres diplômés bien formés. En fait, il faut être conscient que c’est la qualité de la formation universitaire (enseignement et recherche) qui assure, notamment, la qualité des services offerts aux citoyens dans leur quotidien." Suite de la lettre d'opinion de Éric Bauce, vice-recteur de l'Université Laval, parue dans Le Devoir.

"À l'approche du Sommet sur l'enseignement supérieur, l'Université Laval lance un cri du coeur. Si rien n'est fait pour redresser la barre, le réseau universitaire se dirige vers un «naufrage financier assuré», estime le vice-recteur Éric Bauce, qui appelle de nouveau le privé à la rescousse." Suite de l'article de Daphnée Dion-Viens du Soleil.

Aucun commentaire: