mardi 20 novembre 2012

L’humilité existe même pour un président de commission scolaire

"Je ne pensais jamais devoir écrire cette chronique. Surtout pas en 2012. Surtout pas dans un contexte où l’on souhaite une meilleure transparence de nos élus. Surtout pas lorsque tout pointe vers une meilleure reddition de compte et une imputabilité accrue du monde politique.  Pourtant je dois dénoncer une situation qui n’aurait jamais dû se produire. Le nouveau président de la Commission scolaire au Cœur-des-vallées a décidé d’imposer la loi du silence aux commissaires qui siègent avec lui. L’histoire débute la semaine dernière lorsque le commissaire Marc Carrière a osé s’exprimer publiquement sur une histoire d’agrandissement d’école primaire. Il s’est exprimé à titre d’élu. Il n’a pas engagé la commission scolaire. Il n’a pas violé un huis clos. Il n’a pas occasionné des dépenses supplémentaires. Il a tout simplement exprimé son opinion, opinion qu’il avait dévoilée dans le cadre d’une réunion publique de la commission scolaire. Questionné par des journalistes par la suite, il a simplement livré le fond de sa pensée. Il a simplement fait son travail d’élu. Ce faisant, il a permis aux électeurs de mieux saisir ses valeurs, ses croyances et ses positions politiques. Il a fait preuve de transparence. Et quand un élu s’exprime, il contribue à notre système démocratique. Or, le nouveau président de cette commission scolaire, celui qui vient de remplacer Alexandre Iraca, nouvellement élu député à l’Assemblée nationale, n’est pas du tout heureux. Tellement furieux, que Sylvain Léger a pris la peine de téléphoner à son collègue au lendemain de cette sortie publique pour le rabrouer. Selon le nouveau président, lui seul peut s’exprimer publiquement. Il invoque la loi pour justifier cette oppression. Il se réfugie derrière un article que seul le président parle au nom de la commission scolaire. Il a raison. Lorsque la commission scolaire parle, c’est le président qui en est le porte-parole. Lorsque la commission scolaire interpelle le gouvernement, c’est le président qui signe la lettre. Mais la situation présente est tout autre." Suite de l'article de Roch Cholette de La Revue.

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