dimanche 4 novembre 2012

Michel Freitag proscrirait les tablettes numériques à l’école

"Force est de le constater: la technologie prend de plus en plus de place dans la vie des Québécois. Et, n’en déplaise à certaines gens, comme le veut la célèbre maxime, «on n’arrête pas le progrès». On comprend l’impératif sous-tendu: soit on obéit, soit il nous déclasse. Il y a quelque temps, cette logique a trouvé son extension en milieu scolaire par la promesse du gouvernement précédent, celui de Jean Charest, «d’un portable par enseignant» et «d’un tableau blanc interactif par classe». Qu’à cela ne tienne, certains collèges privés du Québec auront cru bon d’agrémenter le tout «d’une tablette numérique par élève». Et cela n’est pas sans tenter le réseau public, où certaines commissions scolaires emboîtent le pas avec des projets-pilotes. Tous ne sont pas convaincus, cependant, du bien-fondé de l’usage généralisé des tablettes numériques à l’école." Suite du devoir de philo de Mathieu Pelletier et Simon-Pierre Savard-Tremblay paru dans Le Devoir. Source de la photo de Michel Freitag.

1 commentaire:

Komo17 a dit…

L’on reconnait, ici, nos amis de L’UQAM qui vouent une admiration sans ménagement à l’important philosophe qu’a été Michel Freitag.
Mais que faire de cette réflexion en tant qu’acteurs de l’Éducation pour éviter d’être «éparpillé(s) aux quatre vents des multiples sollicitations extérieures »?
Il s’agit simplement de ramener la tablette à l’état d’outil. Au même titre que l’enfant apprend à tenir un crayon (la mine du bon côté pour commencer, la gomme à effacer pour continuer et, plus tard, l’aiguisoir pour poursuivre), il doit aussi apprendre à utiliser la tablette. Il incombe donc à l’enseignant de maîtriser d’abord cet outil pour ensuite en retirer les particularités qui correspondent aux intentions pédagogiques qu’il entend livrer aux apprenants. Pour sa part, le directeur de l’établissement doit s’assurer en tant que leader pédagogique, que les enseignants auront à leur portée les opportunités de formation continue pour demeurer compétents dans l’intégration de ces technologies. Il ne restera que le piège de L’«application» à éviter c’est-à-dire de chercher des solutions faciles en espérant trouver l’application miracle qui permettrait de résoudre tous les problèmes vécus en classe.
Il faut conserver à l’esprit les éléments suivants : L’enfant doit devenir compétent. L’enseignant doit avoir une intention pédagogique dans ce but et le directeur doit fournir aux deux premiers les éléments essentiels à la réussite de leur objectif, que ce soient des crayons ou des tablettes. De cette façon, les élèves pourront choisir le moyen qu’ils préfèrent pour donner, par exemple, leur opinion de la postmodernité!