jeudi 22 novembre 2012

Mon collègue Julien Bauer…

"(...) Le département où enseigne M. Bauer a envoyé ce matin un courriel où on rapporte que des graffitis ont été inscrits sur la porte du professeur Bauer. Il y précise que «[les] tentatives d’intimider et réduire au silence des membres de la communauté universitaire, quelle que soit leur position, sont inacceptables. Je tiens à souligner que le département de science politique ne saura tolérer en aucun moment ce genre de comportement.» C’est heureux. M. Bauer a parfaitement le droit de dire ce qu’il a dit — ce sont des propos que je trouve pour ma part délirants et je n’aime guère les insultes qu’il profère — mais il a parfaitement le droit de les tenir. Il en a le droit comme citoyen; et, en plus, il travaille dans une institution, l’université, où le droit de tenir de tels propos doit être jalousement protégé: mais où ces propos, par ailleurs, doivent aussi être justifiés et débattus. Pas par l’intimidation, pas par des graffitis: mais dans le cadre de véritables et espérons-le, sereins, débats. Il me semble qu’un département de science politique est un endroit très approprié pour le tenir et qu’il doit bien y avoir des personnes de bonne foi qui accepteraient d’échanger en public avec M. Bauer." Suite du billet de Normand Baillargeon de Voir.

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