mardi 20 novembre 2012

Une entreprise menace de saisir une école

"La Compagnie canadienne de tableaux noirs Québec ltée, située à Saint-Constant, réclame à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) le paiement d'une somme de près de 29 000$, pour des tableaux installés dans la nouvelle école primaire des Bons-Vents à Mercier. L'entreprise, qui détient une hypothèque légale d'une personne ayant participé à la construction ou à la rénovation d'un immeuble, menace de saisir le nouveau bâtiment et de le mettre en vente si elle n'est pas payée. La requête a été transmise le 14 novembre dans une déclaration sous serment et la CSDGS dispose d'un délai de 60 jours pour agir. La corporation de construction Tridôme de Montréal, qui a construit l'école, n'aurait pas encore payé l'entreprise de Saint-Constant qui agissait comme sous-traitant dans le dossier. La facture traîne depuis le 27 août. Au moment de mettre sous presse, il a été impossible de joindre Tridôme." Suite de l'article de David Penven de l'Agence QMI.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il faut tout un village pour élever un enfant, ou encore, Mme Rollande et des iPad.
Je me suis rendue pour une première fois à La tuque cet été. En route, j’ai longé cette magnifique rivière, le Saint-Maurice. J’y ai découvert de splendides paysages. Mais jamais je n’ai pensé à l’isolement que pouvaient vivre ces gens du Lac-Édouard. Heureusement, leur dynamisme et leur ouverture ont renversé le courant de défaitisme que connaissent nombre de petites municipalités isolées du Québec. Et, là où l’École ne remplit pas ses devoirs, ces individus trouvent une solution novatrice grâce à la technologie. Ils réussissent à remplir sa triple mission d’éduquer, de socialiser et de qualifier leurs enfants.
En 1994 et 1995, ma famille a vécu à Laforge-2, sur un chantier de la Baie-James. Dans le village temporaire de Fontange se trouvait une p’tite école primaire où une poignée d’enfants regroupés dans deux classes multiâges dispensait les services d’enseignement à mes enfants. Mais à l’époque, la toile n’était pratiquement que très peu accessible et le réseau beaucoup plus lent. J’ai également enseigné à deux jeunes filles d’âge secondaire selon la même formule que cette p’tite école puisque j’assurais l’enseignement de cinq matières de bases et que le prêtre, les parents et l’animateur culturel offraient les autres matières. Si j’avais pu utiliser de tels outils, mon enseignement en aurait été bonifié et ces jeunes filles auraient pu être en contact avec les élèves de Radisson ou d’un autre établissement tel que le permet le projet des écoles en réseau.
Je félicite la mobilisation de ces citoyens, tout particulièrement l’implication de cette Mme Rollande, enseignante retraitée, si amoureuse de ces enfants qu’elle consacre sa retraite à la réalisation de ce projet. Et qui sait, un jour, je serai peut-être une Mme Rollande?

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