jeudi 13 décembre 2012

Est-on en train de jeter le bébé avec l'eau du bain ?

"Nous avons été consternés d’apprendre la semaine dernière que le gouvernement du Québec avait décidé de couper 124 M$ dans les budgets des universités de l’année en cours, 2012-2013. Cette compression budgétaire se répercute à l’Université Laval par une coupure de l’ordre de 18 M$. Le problème est que l’année en cours est déjà écoulée aux trois quarts et que plus de 85% des budgets sont incompressibles à court terme : ils sont constitués de charges définies aux conventions collectives telles que les salaires d’employés permanents ou de coûts d’opération du parc immobilier tels que le chauffage ou le déneigement. Réduire nos dépenses de 18 M$ d’ici la fin avril 2013 équivaudrait à des coupures draconiennes qui remettraient sérieusement en question notre capacité de formation des étudiants dans toutes les disciplines. Maintenir un tel désinvestissement aura l’effet inéluctable de limiter l’accès des étudiants à l’université, cette dernière se voyant privée de ressources essentielles pour un fonctionnement normal." Suite de la lettre d'opinion des doyens de l'Université laval parue entre autres dans Le Fil des événements.

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