lundi 10 décembre 2012

Informatisation des bibliothèques BADADUQ, sept lettres qui ont mis le Québec à l’avant-garde

"Il s’en souvient comme si c’était hier, ou presque. C’était à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), quelque part en 1974. Il raconte: «Mon professeur d’exégète, Robert Michaud, m’avait fait venir dans son bureau pour me montrer un appareil révolutionnaire. Avec un terminal relié au téléphone, il était capable de faire une recherche dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQAM à Montréal. Comme ça. À distance.» Et bien sûr, vu de cette époque, tout ça était forcément excitant et impressionnant, pour Benoît Bilodeau, alors jeune et pimpant étudiant en théologie dans le Bas-du-Fleuve." Suite de l'article de Fabien Deglise dans la version papier du Devoir. Source de la photo.

"Reportez-vous dans le temps. Plus précisément, au début des années 70. Une époque où, souvenez-vous, les ordina­teurs personnels n'existent pas encore. Ni les téléphones mobiles, ni Internet. Quand on veut se documenter sur un sujet, impossible de «googler» sa demande sur un clavier. Il faut aller jusqu'à la bibliothèque. Là, on doit consulter des fiches cartonnées contenues dans de longs meubles de bois remplis de tiroirs étroits, où sont classés, par titre, par auteur et par sujet, tous les livres disponibles sur les rayons. C'est long et fastidieux. Tellement que bien des volumes, rarement repérés par les professeurs et étudiants, s'empoussièrent sur les étagères. Comment faire pour que les usagers profitent davan­tage des ressources de la bibliothèque? Pour l'UQAM, une université jeune, moderne et résolument tournée vers l'avenir, la réponse s'impose d'elle-même : en mettant à profit les possibilités de l'informatique, cette merveille technologique dont on commence à peine à explorer le potentiel. Le 24 octobre 1972, trois ans après la création de l'Uni­versité, a lieu le lancement officiel de Badaduq (banque de données à accès direct de l'Université du Québec). Ce jour-là, les membres de la direction, les représentants du milieu de l'éducation et de la presse réunis dans les locaux de l'audiovisuel pour l'événement ne le savent peut-être pas, mais ils assistent à la démonstration de l'un des premiers systèmes interactifs de repérage de volumes au monde. En fait, probablement le premier." Suite de l'article de Marie-Claude Bourdon de l'UQAM.

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