mercredi 12 décembre 2012

Libre-opinion : la recherche universitaire est-elle condamnée ?

"Il est des décisions politiques difficiles. Rétablir « à marche forcée » l’équilibre des finances du Québec en fait partie. Inutile d’épiloguer sur le fait que les compressions envisagées seront douloureuses partout où elles s’appliqueront. Cependant, parmi les mesures retenues, certaines paraissent incompréhensibles. Ainsi en est-il de la réduction de 140 millions du budget des universités québécoises dans le contexte du gel des droits de scolarité promis par la première ministre lors de sa campagne électorale. Il est difficile, à ce sujet, de ne pas se souvenir du passage de Mme Marois à la fin des années 90, au ministère de l’Éducation: une même politique de rigueur ciblée et inexplicable vis-à-vis des universités. À se demander si Mme Marois a un grief particulier à leur égard. Je laisse les recteurs et principaux des universités du Québec faire les démarches qui s’imposent, mais crains qu’ils n’aient guère plus de succès que leurs prédécesseurs de 1996 !" Suite de la lettre d'opinion de Claude Hilaire-Marcel parue dans Le Devoir.

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