mercredi 19 décembre 2012

L’intimidation à l’école a des conséquences sur la santé à l’âge adulte

"L’intimidation à l’école altère la réponse des victimes au stress, elle influe même sur l’expression de leurs gènes. Ces modifications physiologiques pourraient entraîner à long terme des problèmes de santé, comme la dépression, l’anxiété, voire le diabète et les maladies cardiovasculaires, nous apprend une nouvelle étude publiée dans la revue Psychological Medicine. L’étude a porté sur 28 paires de vrais jumeaux âgés d’une dizaine d’années dont seulement l’un des jumeaux avait été victime d’intimidation par les pairs à l’école. « Le jumeau victimisé avait subi des expériences d’intimidation répétées ayant eu des conséquences importantes sur le plan physique, avec des blessures, et sur le plan psychologique, avec de l’anxiété, des cauchemars et le désir de ne plus aller à l’école. La victime avait aussi l’impression qu’il serait très difficile de pouvoir s’en sortir. De plus, on observait une iniquité entre la victime et l’intimidateur au niveau physique ou du statut social, l’intimidateur, par exemple, ayant beaucoup d’amis tandis que la victime étant souvent rejetée », a précisé en entrevue la psychologue et chercheuse Isabelle Ouellet-Morin, qui est l’auteure principale de l’article relatant les résultats de cette étude." Suite de l'article de Pauline Gravel du Devoir.

1 commentaire:

Mélissa Thériault a dit…

Depuis quelques années, l’intimidation à l’école est un sujet chaud dans l’actualité québécoise. Je n’ai donc pas été surprise d’apprendre par les recherches de Mme Isabelle Ouellet-Morin que «l’intimidation à l’école a des conséquences sur la santé à l’âge adulte». Selon moi, vivre une telle expérience et ce, à un jeune âge, ne peut qu’apporter des conséquences négatives à long terme. L’intimidation marque grandement les gens, particulièrement à l’enfance, parce qu’il s’agit d’une sorte de traumatisme qui perdure avec le temps. Je suis d’avis que ce texte apporte, une fois de plus, une nouvelle raison pour rapidement mettre sur pied des mesures plus sévères pour contrer l’intimidation. Il faut inciter fortement les jeunes intimidés à en parler et à dénoncer leur intimidateur. Pour ce faire, la communication entre la direction de l’école et l’élève est primordiale, car les problèmes reliés à l’intimidation sont souvent négliger. De plus, je suis d’avis que la participation active des parents dans ces situations est également nécessaire, puisque l’un des rôles principaux de ceux-ci est d’offrir un environnement sécurisant à leur enfant, que ce soit en milieu familiale, scolaire ou sociale. En ce qui concerne les jeunes souffrants déjà d’intimidation, il faut, dès le début d’une telle situation, leurs offrir un soutien psychologique accessible et faire un suivi avec eux. Je suis consciente que plusieurs ressources sont déjà en place dans les milieux scolaires. Cependant, je ne crois pas que chaque jeune y a accès autant qu’il en a besoin pour ne pas en souffrir encore à l’âge adulte. En conclusion, bien que je sois en accord avec le texte ci-dessus, j’émets toutefois un doute sur les résultats selon lesquels, l’intimidation à l’enfance peut modifier la méthylation de l’ADN. Mon résonnement est peut-être faux, mais je perçois difficilement que l’ADN ne soit pas génétique et permanent …


Mélissa Thériault SCE-100-02