samedi 8 décembre 2012

Téléphone mobile et école : irréconciliables ?

"Apprentie chercheuse et enseignante attentive aux enjeux de l’utilisation des TICE en classe, je souhaite partager une prise de position et un questionnement fondés sur mon expérience professionnelle. L’usage des téléphones mobiles perturbe la classe et déconcentre les élèves, c’est pour cela qu’en France, leur utilisation est le plus souvent interdite dans les établissements scolaires. (...) De nombreuses questions seraient intéressantes à explorer: Est-ce qu’une utilisation en classe ne serait pas une façon de faire changer l’outil de statut, il ne serait plus un jeu mais un instrument de savoir? Est-ce que son usage favorise l’autonomie des élèves? Qu’est-ce que cela change dans la façon de travailler en classe? Quels effets sur le rôle du professeur ? Est-ce que cela modifie les usages personnels des élèves? L’utilisent-ils pour leurs devoirs? Ce site Suisse propose aux enseignants un dossier pour faciliter l’introduction de l’apprentissage mobile dans les classes" Suite du billet de Stéphanie de Vanssay de Ludovia.

1 commentaire:

Eve-Lynn a dit…

L’an dernier, lors d’une assemblée générale du personnel de l’école secondaire dans laquelle je travaillais, nous avons dû débattre de l’utilisation du cellulaire à l’école. Avec la venue de programme tel que DÉCLIC (les élèves font leurs apprentissages à l’aide d’un ordinateur portatif), les écoles se munissent de plus en plus d’un réseau sans-fil. Les élèves sont donc de plus en plus tentés d’utiliser leurs téléphones cellulaires à l’école.

Présentement, le seul recours que les enseignants utilisent pour contrer l'emploi de ces outils est de les confisquer. Malheureusement pour nous, cette façon de faire contrevient à la loi. Un individu ne peut confisquer un objet qui ne lui appartient pas, et ce, même si son utilisation contrevient à une règle de vie de l’école. Les lois sont plus fortes que les règles.

Certains diront que l’utilisation de téléphones cellulaires devrait être permise puisque les élèves ont une très grande capacité à apprendre et ils pourraient s’en servir pour peaufiner leurs apprentissages. Ces gadgets électroniques sont une ressource non négligeable ; ils regroupent une multitude de fonctions : calculatrice, dictionnaire, encyclopédie etc. Leur utilisation faciliterait la recherche d’informations.

D’autres diront qu’il s’agît d’un problème de gestion de plus pour le personnel de l’école. L’utilisation de ces appareils devient problématique lors de session d’examens. Spécialement, les caméras intégrées dans les appareils peuvent poser problèmes lorsque les élèves décident de filmer en classe sans l’autorisation des personnes concernées. L’un des points négatifs de l’utilisation des TIC en classe est le manque de stabilité du réseau. Les enseignants devront s’improviser informaticiens et gérer les problèmes techniques et le mal fonctionnement des appareils. Qu’arrive-t-il aux élèves qui n’ont pas les moyens de s’offrir ces outils faramineux ? Nous devons déjà gérer les problèmes de jalousie et d’intimidation par rapport aux marques de vêtements et autres, les cellulaires seront une raison de plus pour les jeunes de se discriminer entre eux. Lorsque nous confisquons un téléphone, nous en devenons responsable. Qu’arrive-t-il lorsque le téléphone disparaît ?

De mon côté, j’ai tendance à partager l’opinion des gens du deuxième groupe. Il n’y a pas de moyen de garantir que les élèves feront une utilisation éclairée de cet outil. Je ne suis pas convaincue que les élèves d’âge primaire et secondaire aient la maturité nécessaire pour bien utiliser cet outil.