dimanche 27 janvier 2013

C'est aux parents de déciser de l'intégration des EHDAA

"L’intégration des enfants handicapés ou en difficultés d’apprentissage dans les classes ordinaires est une des questions les plus difficiles et les plus délicates qui soient. J’ai suivi, je pense, tous les procès que ces situations ont entraînés, y compris ce dernier dont il question ce matin.  La Cour d’appel du Québec avait déclaré que la décision de  commission scolaire des Phares (à Rimouski) de placer un enfant trisomique en une classe spéciale n’était pas discriminatoire. Cette semaine, la Cour suprême a  refusé d’entendre la cause. L’affaire est donc classée. Je ne saurais commenter le fond de l’affaire. En revanche, une question fondamentale est en cause et que soulève la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec. Elle déclarait en effet hier au Devoir : «Le jugement reconnaît que c’est la commission scolaire qui est la mieux placée par l’expertise dont elle dispose pour définir quels sont les services à donner en fonction des besoins de l’élève». Je ne doute pas que les commissions scolaires disposent (ou doivent disposer) de l’expertise pour évaluer les besoins des enfants. Le contraire serait désastreux. Mais cette expertise signifie-t-elle qu’elles doivent avoir le dernier mot? En effet, il est tout autant vrai que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et garants de leurs intérêts." Suite du billet de Jean-Pierre Proulx paru dans ses carnets.

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