mercredi 30 janvier 2013

La formation continue comme solution

"Faute de diplômés, il faut soutenir rapidement la formation des gens qui sont déjà sur le marché du travail, estime le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne. Ce dernier est d’avis que plusieurs travailleurs ont développé des compétences qui sont devenues des acquis au fil du quotidien. Souvent, il manque peu de compétences à ces personnes pour qu'elle puisse postuler pour des postes qualifiés en forte demande, dans la même entreprise. «Il faut travailler sur le plan de la formation des étudiants, mais il faut aussi investir dans l'éducation des adultes, a indiqué M Beauchesne. Il faut rehausser rapidement les qualifications des gens qui travaillent déjà.»" Suite de l'article de Denise Proulx de l'Agence QMI.

1 commentaire:

Serge Pelletier a dit…

Cet article ne me surprend pas. Le système québécois de formation professionnelle et technique contribue directement au développement socioéconomique du Québec puisqu’il vise, d’une part, à permettre à l’élève d’acquérir les compétences qui contribueront à assurer son autonomie personnelle et professionnelle et, d’autre part, à répondre aux besoins d’une main-d’œuvre qualifiée dans les entreprises.
Par contre, est-ce toujours à l’état d’en assumer les frais et le développement? La mondialisation du commerce, l’introduction des nouvelles technologies et la volatilité des marchés internationaux et nationaux sont autant de facteurs qui exercent désormais des pressions sur les entreprises au Québec. Pour certaines régions de notre province, la démographie représente un des aspects majeurs dans le maintien de la qualification de sa main-d’œuvre. Les programmes de formation actuelle répondent aux besoins d’entrer au seuil du marché du travail.
Je crois qu’il appartient aux entreprises de s’investir dans la continuité de la formation de leur personnel. Il existe en fait, plusieurs outils offerts par les commissions scolaires, les collèges d’enseignement et les universités pour répondre à ce besoin. Pensons au bilan des acquis, à la reconnaissance des acquis et des compétences et autres. Ce sont des mécanismes qui permettent à des individus, soit d’accéder à une première diplomation ou de pouvoir accéder à du perfectionnement déterminé à leur cadre d’emploi. De plus, ces mécanismes de formation continue s’adaptent aux besoins spécifiques des entreprises dans des formules plus que variées pour l’acquisition de formation manquante ou de perfectionnement.
Effectivement l’état à un rôle important pour une première formation qualifiante. Par contre, qu’en est-il de la position du conseil du patronat au Québec comme leader? À ce moment, la grande entreprise peut instaurer et soutenir des programmes de formation continue interne, souvent subventionnés par les divers paliers de nos gouvernements, mais les petites et moyennes entreprises peuvent-elles se l’offrir à juste titre? Je ne pense pas qu’elles en ont toujours les moyens financiers et structurels. Je crois bien que monsieur Jean Beauchesne devrait avoir le même discours avec le conseil du patronat du Québec.

Serge Pelletier