lundi 21 janvier 2013

Tomber en dépression est-il inscrit dans les gènes ?

"Quand des épidémiologistes se sont intéressés à la dépression, ils ont, en décortiquant les données, découvert une composante familiale forte, comme si ce trouble de l'humeur était héréditaire. Cela s'appuie notamment sur le fait que de vrais jumeaux, qui partagent le même matériel génétique, ont nettement plus de chances d'être tous les deux dépressifs que deux membres non jumeaux d'une fratrie, lesquels ne possèdent pas un ADN identique. D'où l'idée, présente maintenant dans les esprits depuis plusieurs années, que la dépression a pour partie une base génétique, ainsi que l'a souligné une méta-analyse publiée en 2000. Partant de ce constat, les psychiatres ont donc naturellement voulu identifier les gènes impliqués dans la maladie, à une époque où l'on croyait pouvoir trouver toutes les réponses dans l'ADN. L'heure est aujourd'hui à un premier bilan et même si on nous a, dans un passé récent, plusieurs fois annoncé la découverte des fameux gènes, il a souvent fallu déchanter." Suite du billet de Pierre Barthelemy du Monde.

1 commentaire:

Marie Talbot a dit…

Cet article me contrarie, car on essaie d’identifier les gènes les plus susceptibles d’être liés à la dépression par le biais de la science. Or, la science ne peut répondre à toutes les questions de recherche. Il est connu que la dépression est souvent multifactorielle et que ses causes peuvent être également multiples. Bien que les facteurs héréditaires puissent avoir un certain lien avec la dépression, d’autres facteurs tels que biochimiques sont susceptibles de contribuer au déséquilibre des neurotransmetteurs. Les habitudes de vie, telles que la consommation abusive de drogue et d’alcool peuvent également susciter une dépression chez les individus les plus vulnérables. D’autres facteurs liés à l’environnement externe de l’individu doivent être considérés lors de l’apparition de troubles dépressifs. En autres, les enfants ayant subi la perte prématurée de personnes importantes, particulièrement s’il s’agit de leurs parents, sont davantage sujets à des dépressions plus tard dans leur vie. Des conflits relationnels, professionnels, familiaux ou des difficultés financières peuvent aussi contribuer à l’apparition de la dépression. De plus, il existe plusieurs types de dépression qui a mon avis, ne peuvent être plus ou moins liés à la génétique telle que les dépressions post-partum ou saisonnière.