dimanche 20 janvier 2013

Universités - La masse salariale de la direction a augmenté de 150% en 10 ans

"Au moment où les principaux acteurs de la scène universitaire tentent de trouver de nouvelles sources de revenus pour les universités qui sont, selon les recteurs, sous-financées de façon chronique, une nouvelle étude démontre que les salaires de la direction des universités ont augmenté de plus de 150% au cours de la dernière décennie. C’est ce qui ressort des états financiers des universités, compilés par la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU) et dont Le Devoir a obtenu copie en marge de la rencontre préparatoire sur la gouvernance et le financement des universités qui se tenait à Sherbrooke vendredi. Ainsi, pour l’année 1997-1998, la masse salariale des recteurs, vice-recteurs et autres directeurs des universités québécoises était de 129 millions. Douze ans plus tard, pour l’année 2008-2009, la somme des salaires atteignait 328 millions, une augmentation de 154%. Si l’augmentation est phénoménale, le total de la masse salariale du personnel de direction et de gérance, lui, reste assez marginal par rapport au budget global des universités. Mais qu’à cela ne tienne, c’est « une valeur symbolique, un révélateur », explique Michel Umbriaco de la FQPPU." Suite de l'article de Jessica Nadeau du Devoir.

"On l’a encore constaté vendredi : le débat sur les universités s’enfonce dans des guerres de chiffres qui donnent le tournis. Mieux vaudrait identifier les écueils du système actuel pour sortir du dialogue de sourds. Il n’y a pas si longtemps, celle qui était alors ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, avait eu quelques occasions de s’enflammer dans le dossier universitaire. Il y avait d’abord eu le fiasco de l’îlot Voyageur, mené par l’UQAM, qui l’avait amenée à déposer un projet de loi sur la gouvernance des universités pour que celles-ci « comprennent qu’elles ont un actionnaire majoritaire, le gouvernement », et que plus de transparence serait dorénavant requise quant à leur situation financière. Puis elle s’était impatientée devant les millions à verser pour mettre un terme à la grève des professeurs de l’UQAM, eux-mêmes se situant dans la foulée de la faramineuse augmentation de salaires (14,5% en trois ans) consentie aux profs de l’Université de Montréal en 2005." Suite de l'éditorial de Josée Boileau du Devoir.

Aucun commentaire: