mercredi 27 février 2013

Anglais intensif : la fuite en avant continue

"La question de l’enseignement de l’anglais langue seconde au Québec fait couler beaucoup d’encre depuis des décennies. Le « parfait bilingue sans accent » est, tout particulièrement depuis l’ère Trudeau, un fantasme récurrent de l’imaginaire collectif québécois. Après avoir tenté d’imposer l’enseignement de l’anglais en première année au début des années soixante-dix, le gouvernement de Robert Bourassa avait dû reculer devant les études scientifiques qui indiquaient que l’enseignement précoce des langues est moins efficace que l’enseignement plus tardif. Le linguiste Gilles Bibeau écrivait en 1991: «On ne peut pas dire, bien sûr, qu’il y ait du mal à commencer l’anglais au premier cycle du primaire, si on ne considère pas le temps qui pourrait être consacré à autre chose. Peut-être, cependant, donne-t-on alors aux enfants une assurance excessive sur la nécessité immédiate de l’anglais, au détriment du français : question de valeur culturelle.»" Suite de la lettre d'opinion de Frédéric Lacroix et Charles Castonguay parue dans Le Devoir.

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