jeudi 14 février 2013

L’autonomie et l’influence des parents, des gains de la Révolution tranquille

"Le «Devoir d’histoire» de Vincent Geloso du 9 février concernant l’intervention de l’État en matière d’éducation pendant la Révolution tranquille continue de susciter les réactions. Un point en particulier m’a fait tiquer, d’autant que j’ai déjà lu ailleurs la même affirmation. Il écrivait samedi : «Entre 1945 et 1960, l’État québécois intervenait très peu dans le domaine de l’éducation. Les écoles étaient largement autonomes et les parents avaient une influence importante sur le parcours scolaire de leurs enfants.» Certes, l’État lui-même n’intervenait que très peu. Et pour cause! Depuis 1875, il avait abdiqué ses responsabilités en matière d’éducation en en confiant totalement la gouverne aux Églises catholique et protestante. La première était représentée par le Comité catholique du Conseil de l’instruction publique et la seconde, par le Comité protestant. Au plan exécutif, tout passait par le Département de l’instruction publique et son surintendant, que le frère Untel qualifiera malicieusement de « Dieu le père qui est à Québec ».  En fait, les règlements, les instructions, les programmes scolaires édictés par ces instances étaient extrêmement pointus et détaillés; ils ne laissaient que fort peu de marge de manoeuvre aux enseignants et enseignantes." Suite de la lettre d'opinion de Jean-Pierre Proulx parue dans Le Devoir.

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