mercredi 27 février 2013

Le marketing anglomane d’une commission scolaire

"Le 18 février dernier, la Commission scolaire des Phares à Rimouski invitait les parents de tous les élèves du primaire à une rencontre d’information concernant le programme d’enseignement intensif de l’anglais en sixième année. Une cinquantaine de parents se sont donc présentés à l’école Paul-Hubert afin de connaître - c’est ce que nous espérions du moins - les modalités d’implantation et les objectifs de ce programme particulièrement controversé. Après une brève allocution de la directrice des services éducatifs de la commission scolaire, qui avait pourtant pris soin de souligner que cette rencontre était avant tout un exercice d’information sans parti pris, l’assemblée publique s’est rapidement transformée en une véritable activité de propagande en faveur de l’enseignement intensif de l’anglais. S’appuyant sur des « études sérieuses et épaisses comme ça » (sic), la conseillère pédagogique chargée de présenter objectivement les modalités de ce projet se lançait dans un véritable plaidoyer en faveur du programme d’anglais intensif, ne ménageant aucune épithète pour louanger ce nouvel eldorado pédagogique. À en croire cette dame, l’apprentissage intensif de l’anglais était un gage de réussite, de valorisation personnelle, de confiance en soi, et surtout, garant d’une « meilleure maîtrise du français » (resic). C’est à se demander pourquoi nous n’implantons pas ce programme dès la maternelle !" Suite de la lettre d'opinion d'Alain Dion parue dans Le Devoir.

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