lundi 18 mars 2013

A l'école, Twitter parie sur cent ans de pédagogie

"Dans l'herbe fraîche, pendant l'hiver, un escargot rampe dans la neige blanche.» Un poème en moins de 140 caractères. Contrat rempli pour Melissa, une petite brunette joufflue. Dans cette classe de CM1 du 13e arrondissement de Paris, le jeudi matin est réservé à l'atelier Twitter. Alexandre Acou n'a «rien d'un geek». C'est pourtant pour ce réseau social, qui permet de communiquer grâce à des mini-phrases, que cet instituteur a opté dans son enseignement de la langue française. La sonnerie de 8h30 vient de retentir quand une dizaine d'enfants âgés de 7 à 8 ans se rue sur les ordinateurs." Suite du billet de Justine Boulo.

1 commentaire:

Magicien2009 a dit…

Je suis parfaitement en accord avec le sujet de cet article. En effet, j’ai moi-même testé cette activité pédagogique avec des élèves en français de 5e secondaire lorsqu’il est venu le temps de faire de la poésie avec eux. Moi qui avais toujours eu de la difficulté à faire écrire des poèmes à mes élèves, et particulièrement aux garçons, j’avais l’impression que je les atteignais pour la première fois et que, maintenant, ils faisaient de la poésie pour eux, pas juste pour un travail scolaire. J’arrivais maintenant à leur faire comprendre qu’il n’était pas toujours simple de transférer ses émotions à l’écrit surtout lorsque l’on utilise moins de 140 caractères. J’ai été étonné de voir certains élèves suivre les créations artistiques des autres membres de la classe sur « Twitter » pour ainsi former une communauté qui s’adonnait à la poésie par simple plaisir. Certains utilisaient leurs vrais noms, tandis que d’autres me demandaient l’autorisation d’utiliser un pseudonyme pour ne pas se faire juger par leurs pairs. Cette activité, en plus d’avoir été une excellente façon d’intéresser les élèves à la poésie me permettait de les conscientiser sur la diffusion de contenus sur les réseaux sociaux. Quelle belle activité à réaliser avec une classe.