samedi 2 mars 2013

Et maintenant, parlons éducation

"(...) Faisant une lecture légèrement différente, Éric Bédard formule l’hypothèse que, dès le début de la grande réforme des années 1960, induite par la commission Parent, il n’y en avait que pour la dimension sociale de l’éducation et la démocratisation de celle-ci, jusque-là réservée à la seule élite. «On visait l’égalité des chances, l’accès pour tous. L’éducation est devenue complètement « instrumentalisée » au service de l’égalité sociale. C’est tant mieux si des gens peuvent avoir les plus hautes aspirations parce qu’ils ont reçu une éducation […], mais le but premier de l’éducation n’est pas nécessairement de procurer de bons emplois », explique-t-il. Il rappelle qu’à l’époque de la Révolution tranquille, le slogan était « Qui s’instruit, s’enrichit». Quelle que soit l’interprétation qu’on en fait, pour le commun des mortels, cela avait une portée économique, croit-il. «On a vendu aux Québécois que le but de l’éducation était d’abord de s’enrichir.» Sans dénigrer ce message, M. Bédard soutient que cela peut en partie expliquer pourquoi le Québec évite les questions de fond lorsqu’il s’agit de parler d’éducation. «C’est comme si on avait pris une orientation qui a donné le ton à la façon dont on a vu l’éducation, et on n’est plus capable d’en sortir aujourd’hui.»" Suite de l'article de Lisa-Marie Gervais du Devoir.

Aucun commentaire: