jeudi 7 mars 2013

Les cours intensifs d'anglais rendus facultatifs au primaire

"Les écoles primaires ne sont plus obligées de dispenser l'enseignement intensif de l'anglais en sixième année d'ici septembre 2015, a annoncé la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy jeudi. Elle remet également en question l'enseignement de l'anglais en première et deuxième année." Suite de l'article de Tommy Chouinard de La Presse.

1 commentaire:

Jacques a dit…

La décision de la ministre de l’Éducation me réjouit grandement pour diverses raisons. Je trouve son choix très sage et je suis heureux qu’elle maintienne et soutienne l’implantation des différents projets d’anglais intensif dans les écoles sans toutefois poursuivre l’obligation pour ces dernières de l’offrir pour 2015-2016. Ceci va permettre de faire baisser la pression pour certaines écoles et commissions scolaires.

En tant que professionnel de l’éducation, le projet du gouvernement Charest d’implanter l’anglais intensif d’une manière uniforme pour toutes les écoles me paraissait assez improvisé et «utopique». Selon moi, il est très important de répondre à la volonté d’avoir plus de temps d’enseignement de l’anglais mais il aurait été irresponsable de le faire sans tenir compte des particularités de certains milieux et du manque de ressources humaines compétentes pour la réalisation de ce programme. Était-il nécessaire d’offrir l’anglais intensif dans tous les milieux? Par exemple, dans certains établissements de l’Outaouais ou de Montréal, ce n’est pas l’apprentissage de l’anglais qui cause problème mais celui du français. Il devient donc aberrant d’augmenter le temps d’anglais pour ces jeunes déjà bilingues.

En remettant la responsabilité aux conseils d’établissement des écoles d’offrir ou non l’anglais intensif, on revient comme avant l’annonce de M. Charest. Chaque école a toujours eu l’opportunité de partir des projets particuliers sous l’approbation de son conseil d’établissement. Je crois sincèrement qu’un projet a beaucoup plus de chance de se réaliser avec succès quand tous les acteurs de l’école sont impliqués et motivés à réaliser un tel projet. Cette décision de la ministre apporte donc une certaine flexibilité dans la manière de faire et permet aux établissements de préparer convenablement le terrain pour que l’opération soit un succès et que les jeunes en ressortent gagnants.

Jacques Nadeau