lundi 18 mars 2013

Politiser les élections scolaires

"Les élections scolaires ne suscitent guère de remous dans les chaumières et très peu dans les médias. Mais pourra-t-on les politiser? La ministre de l’Éducation, Mme Malavoy, vient de poser vendredi un geste intéresant en ce sens. Mais voyons plutôt la réalité. Ainsi, dans le cadre de la Journée internationale des femmes, il y a dix jours, on faisait état du nombre et de la proportion de femmes qui sont députés à Québec et Ottawa, ou mairesses ou conseillères municipales. Mais on n’a pas relevé le nombre de celles qui sont commissaires! Or c’est le seul corps public où elles sont majoritaires. Et pourquoi cet oubli? Simplement parce que de tout temps, on considère, ou plutôt, on ne veut pas que la commission scolaire constitue une instance politique. C’est là un vieux réflexe dont l’origine remonte au rapport Durham et à la main-mise subséquente des Églises sur l’éducation et qui a duré un siècle.  Du reste, les commissaires eux-mêmes en général, et les femmes commissaires en particulier sont  ou du moins étaient majoritairement d’accord avec cette vision. Il n’est pas étonnant que les citoyennes et les citoyens soient si peu nombreux à y voter. On ne leur propose pas d’enjeux." Suite du billet de Jean-Pierre Proulx paru dans ses carnets.

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