samedi 30 mars 2013

Une lueur d'espoir pour les élèves qui ont des difficultés de lecture

"Près de la moitié de la population québécoise éprouve des difficultés de lecture. Parmi elle, 800 000 personnes sont analphabètes. Leur retard commence dès les premières années de scolarisation. Un processus difficile à renverser. Il y aurait toutefois une lueur d'espoir pour ces individus, si l'on se fie aux travaux menés par une chercheuse du Groupe de recherche DÉFI Apprentissage (GDA) de l'Université de Montréal sur les manuels scolaires adaptés. Ces ouvrages sont presque identiques à ceux utilisés par les élèves ordinaires: même page couverture, mêmes illustrations, mêmes thèmes, même pagination et pour ainsi dire mêmes exercices. Mais ils sont en texte simplifié. Par exemple, la phrase «À son arrivée, le colon commençait par bâtir un abri rudimentaire» devient «En premier, les colons construisaient un abri». Ces livres, versions adaptées du manuel Signet destiné à l'apprentissage du français et publié par les Éditions du Renouveau pédagogique, sont le fruit de 20 ans de travail effectué par le GDA." Suite de l'article de Marie Lamberert-Chan de UdeMNouvelles.

1 commentaire:

avril soleil a dit…

Cet article me réjouit parce qu'il rejoint très fortement ma vision de l'enseignement pour les élèves en difficulté.Je suis contente de lire les propos de Madame Judith Beaulieu (chercheure)lorsqu'elle parle d'une hausse de la motivation des élèves et des enseignants, engendrée par l'utilisation de matériel pédagogique de qualité. Mon expérience en tant qu'enseignante me permet de croire aux affirmations de la chercheure. Les élèves sont très sensibles à la façon dont on travaille avec eux et ils remarquent les moindres détails qui peuvent les différencier de leurs compères. La place de l'aspect affectif est très grande en salle de classe et nous ne favorisons pas leur sentiment de compétence lorsque nous traitons différemment certains élèves.
Il est bien évident qu'il faut rester prudent dans l'adaptation du matériel car il est facile de modifier des attentes en pensant que nous ne faisons qu'adapter. Les enseignants se doivent de bien connaître les critères d'évaluation de chaque situation d'évaluation et aussi les moyens à mettre en place pour aider les élèves à nous démontrer leur niveau de compétence. La politique d'évaluation des apprentissages traduit ce processus en tant que "flexibilité adaptation et modification". Bravo pour ce projet qui répond à un réel besoin pour nos élèves en difficultés d'apprentissage.