mercredi 28 août 2013

Compressions : les services aux élèves en difficulté écopent

"Malgré les importantes hausses de taxes scolaires que les propriétaires québécois ont subies, des compressions frappent encore les services aux élèves handicapés et en difficulté. Des comités de parents, des syndicats de professionnels de l’éducation et des directions d’établissements scolaires ont rencontré les médias ensemble, mardi à Montréal, pour dénoncer une nouvelle fois les compressions dans les services directs aux élèves en difficulté.  Bien que le gouvernement ait soutenu que les compressions budgétaires imposées aux commissions scolaires n’affecteraient pas les services directs aux élèves, la réalité sur le terrain est tout autre, assurent ces représentants. «On a beau nous dire que les services ne seront pas touchés, dans les faits c’est le contraire qui se produit. Aucun élève ne devrait subir les effets négatifs des décisions politiques», a martelé Gaston Rioux, président de la Fédération des comités de parents du Québec." Suite de l'article de la presse canadienne.

1 commentaire:

Pascale Blouin a dit…

Je trouve complètement injuste la privation de services essentiels dans nos écoles. Les écoles primaires (surtout en milieu défavorisé) comptent de petites classes qui sont, pour la plupart, jumelées. Les élèves en réel difficulté, par exemple, présentant un trouble d’attachement, un trouble d’opposition, un handicap sévère, et biens d’autres, ont besoin d’être accompagnés par un spécialiste. Si celui-ci n’est pas présent l’enseignant devra, soit négliger les élèves en besoin, soit négliger l’apprentissage des autres élèves par déficit de temps.
Même si l’enseignant est compétent et qu’il arrive à combler les besoins des élèves en difficultés, en plus de ces élèves étant au régulier, il en viendra à subir probablement un épuisement professionnel.
De plus, encore aujourd’hui, pour avoir été moi-même présente dans une école primaire en tant que travailleuse social, les intervenants et les services offerts ne sont jamais assez nombreux.
Que se soit dans la cours d’école, en classe ou sur l’heure du dîner les élèves en difficultés doivent être accompagnés et soutenus, afin de prévenir les crises et les désorganisations possibles.
C’est idéaliste certes, de vouloir intégrer des jeunes handicapés, les jeunes souffrant d’une TDA/H, (…), mais il faut garder en tête que ces jeunes ont un réel besoin de soutien.
Si la société souhaite que les enseignants arrivent à instruire, à qualifier et à sociabiliser correctement les enfants, il faut garder à l’idée que les autres membres du personnel d’une école ont eux aussi une mission bien précise et un rôle essentiel dans nos écoles.