samedi 21 septembre 2013

Après le défi de l’accessibilité s’impose celui de la réussite pour tous

"Le système d’éducation québécois d’aujourd’hui doit encore beaucoup au rapport Parent, publié il y a un demi-siècle, mais il a encore plus d’un défi à relever. Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, rend compte des enjeux actuels. Pour Monique Brodeur, Alphonse-Marie Parent, prêtre catholique, ancien recteur de l’Université Laval, président de la commission Parent et auteur du célèbre rapport, pourrait toujours se retrouver dans le système d’éducation québécois tel qu’il est devenu. La base demeure, mais le système a évolué et continue de le faire selon les actuels défis à relever, comme le haut taux de décrochage et l’arrivée aux études postsecondaires d’élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage. «La structure du système d’éducation est demeurée la même, avec les écoles secondaires, les cégeps, le Conseil supérieur de l’éducation», énumère Mme Brodeur. La réforme Parent reposait sur l’idée d’offrir l’accès à l’éducation pour tous. «Il fallait mieux organiser le système d’éducation pour assurer un rattrapage, précise-t-elle. Dans les années 60, moins d’un Québécois sur deux terminait la 7e année et, pour ce qui est des études postsecondaires, la participation des francophones était très faible. C’était la catastrophe chez les femmes, et en milieu rural le problème était amplifié.» Le rapport Parent a entre autres rendu l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans." Suite de l'article de Martine Letarte du Devoir.

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